La valeur des mots, des ministères et des stratégies

les-motsTout humain qui a commencé à s’éveiller en conscience, se rend progressivement compte de ce que la corruption sémantique, qui a été insidieusement infiltrée dans les traductions courantes de la Bible, a participé à faire des humains-perroquets, des entités qui récitent la lettre en dehors de laquelle elles sont.

Dans mon paradigme à ce sujet, et ceci pour faire le plus simple possible selon moi, je m’efforce toujours de partir de ce que l’homme déchu peut plus facilement saisir, la dimension 2 que j’assimile à la dualité (Bien et mal, 1 et 0, plus et moins, positif et négatif, etc.), en faisant volontairement abstraction des nuances entre ces deux extrêmes, pour me limiter à pointer vers le mystère, le UN, Christ, la Conscience de YHWH, qui est inaccessible au mental, à l’ego.

J’espère ainsi faciliter la pénétration de ce mystère aux humains qui y ont été appelés.

Au final, les mots, les versets bibliques, les approches, les stratégies, les ministères, les points de vue, etc. ne devraient être que des panneaux indicateurs vers le UN, Christ. Le débat autour de ces panneaux indicateurs est distrayant et décommandé aux adhérents matures (Romains 14:1).

Dès lors qu’un panneau dirige la contemplation de l’humain vers le projet secret, le UN, Christ, je dis Amen!

Pourquoi je m’abstiens d’épiloguer sur la forme?

La subjectivité est inhérente à l’univers de la forme, qui est en fait un ensemble d’univers illusoires, logés dans l’espace mental de l’humain, et sur lequel règne la personnalité. Dans cet espace fait de définitions, de pensées, de concepts, de principes, de convictions, de croyances, de paradigmes et tutti quanti, règne mon seigneur la Personnalité en divinité incontestable, et toute puissante.

Chaque fois qu’un humain s’exprime donc au sujet de la forme, c’est en réalité sa personnalité qui se produit pour exhiber ses talents, compétences, qualités, connaissances, exploits, valeurs, et autres vertus, dont elle est seule à connaître les critères de valorisation et de véracité. Il est donc vain pour un intrus d’essayer de battre la personnalité dans son territoire qu’elle protège si jalousement.

Quel intérêt dès lors, de commencer des débats d’idées face à des rois despotes de la trame de la personnalité ? Pourquoi essayer de la dissuader de ses choix, ou de la convaincre d’erreur ? Chaque personnalité n’aurait-elle pas raison dans son univers ?

À moins de vouloir simplement se livrer à une exhibition des attributs des personnalités, je trouve personnellement inutiles les débats au sujet des définitions, des pensées, des concepts, des principes, des convictions, des croyances, des paradigmes, etc.

D’où ma résolution d’éviter, autant que faire se peut, de me tenir en donneur de leçons de comportement aux personnalités, car elles savent bien qu’au bout du compte, elles n’en feront qu’à leur tête.

S’il m’arrive donc de traiter de la forme, c’est essentiellement pour la dénoncer, en vue de dépouiller les personnalités de leur énergie vitale. Il me semble que tel est le chemin que l’humanité doit emprunter, pour sortir des sentiers battus de la division, en vue de son éveil en conscience.

Bien dire et bien entendre, ou être la réplique de christ ?

“La foi vient de ce qu’on entend.” Cette affirmation qui est prêtée à Paul, a fabriqué des prédicateurs qui s’efforcent à trop bien dire les versets bibliques, à l’adresse des spectateurs jouant les enfants de Dieu, qui s’efforcent à bien entendre.

Voilà le spectacle qui nous est livré aujourd’hui dans les lieux de culte chrétien. Les bien-diseurs parlant à des bien-entendeurs pour fabriquer des répliques de Satan, des personnes qui ne deviennent jamais AMOUR, c’est-à-dire la réplique de Christ.

Nos prestidigitateurs chrétiens semblent ignorer, que ce que tu ES, parle plus et mieux que ce que tu DIS. Et nos éternels spectateurs ne savent pas, que ce n’est pas par la foi que l’on est sauvé de la non-conformité à Christ, mais par ceci que l’on adhère à lui, pour devenir sa réplique.

Trop de perroquets disent de choses apparemment bien dites, sans toutefois comprendre de quoi ils parlent, à l’adresse des ignorants, qui savent bien entendre sans jamais croître en Christ. Le témoignage du vécu de nos acteurs en étant trop éloigné.

L’évangile n’est pas une question de DIRE, par la sagesse humaine et la beauté du langage. L’évangile n’est pas dans la narration de belles anecdotes dans un style qui plaît à nos spectateurs. Non, l’évangile est dans l’ÊTRE, le DEVENIR, la MANIFESTATION DE CHRIST dans l’univers de la forme.

1 Corinthiens 2:4-5 « Ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance, afin que votre foi fût fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. »

Dès lors, même si j’emploie de beaux mots pour en parler, démontre combien Christ est puissamment glorieux et majestueux, draine des foules à ma suite, si je ne participe pas à l’éveil de conscience de mes auditeurs, je suis un loup, un serviteur du diable, un agent de la séduction de l’humanité.

Trêve d’imposture donc!

Guy Olinga

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Posted by on 26 août 2017. Filed under Méditation. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can skip to the end and leave a response. Pinging is currently not allowed.