Sur quel fondement est bâtie ta spiritualité ?

Marc 2:21 « Personne ne coud une pièce de drap neuf à un vieil habit; autrement, la pièce de drap neuf emporterait une partie du vieux, et la déchirure serait pire. »

Luc 5:37 « Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement, le vin nouveau fait rompre les outres, il se répand, et les outres sont perdues; »

1Corinthiens 3:11 « Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, à savoir Yeshoua Ha Mashiah. »

La réalité de ma perdition

Disciples_YeshouaPendant les temps de mon existence spirituelle dans le système religieux de ce monde, j’avais coutume de faire miens les versets bibliques sans trop me poser la question de savoir si je suis vraiment concerné par ces promesses d’Élohim faites à Sa sainte famille mise à part pour annoncer Ses vertus aux païens. J’avais pendant très longtemps affirmé que Yeshoua Ha Mashiah est mon Seigneur et mon Sauveur personnel, selon ce qui m’avait été enseigné après que j’avais récité comme une formule magique. (Romains 10:8-10).

Mais au fait, de quoi étais-je donc supposé être sauvé ? Comment pourrais-je avoir la conviction et l’assurance de mon salut si je ne savais pas exactement quel danger avait été éloigné de moi par mon Sauveur. Car il faut bien le dire, le système religieux d’inspiration satanique s’était bien gardé de me révéler que Yeshoua Ha Mashiah voulait d’abord me séparer de MOI-MÊME, me sauver de MOI-MÊME, me délivrer de MOI-MÊME.

En effet, le secret le mieux gardé de Satan, l’auteur de la perdition de l’humanité, est que c’est lui qui gouverne toute la création (humains, animaux, végétaux, astres, roches, matière, inventions, océans, etc.). Yeshoua Le Mashiah l’appelle le prince de ce monde, le dieu de ce siècle. En tant que tel, les saintes Écritures me révèlent qu’il a transformé mes formateurs, mes parents, mes pasteurs, etc., et moi par ricochet, à sa nature et selon sa ressemblance, entendue comme sa manière de penser, de voir et d’agir, faisant ainsi de moi son enfant bon gré mal gré. S’étant ainsi construit en moi, il a fait de moi un monstre à son image. Et comme tout est souillé quand ça vient de celui qui est souillé, toute ma justice, toute ma religiosité et toute ma spiritualité demeurent des abominations pour mon Créateur aussi longtemps que la nature de Satan persévère à s’exprimer en moi. Un peu d’honnêteté aidant, je le sais, je le sens et je le vois.

Autant dire que le monde est bâti en moi, dans mes gènes, dans mon ADN, dans ma conscience, dans mon intelligence, dans mes convictions, dans mes aspirations, dans mes désirs, dans mes convoitises, dans ma respiration. Mon salut religieux m’avait fait croire que la grâce faisait en sorte que mon Sauveur fasse dorénavant fi de cette nature satanique en moi en la « lavant » miraculeusement de Son Sang puissant pour m’adopter au sein de Sa sainte famille, quoique ma réalité me montre toute mon indignité à m’en réclamer participant. Ignorant les avertissements bibliques, je demandais au Sauveur de mettre du vin nouveau (sa nature sainte) dans ma vielle outre (ma nature satanique), de raccommoder un drap neuf (sa sainte nature) sur un vieux tissu (ma nature satanique), de bâtir sur le fondement que Satan a solidement et durablement implanté en mon être.

Et pourtant je réussissais à me mentir

Quelle n’est donc pas ma tristesse de constater qu’avec le temps qui passe, je ne manifeste en rien ce que la Bible promet à ceux qui se veulent être nés d’en-haut, fils d’Élohim, « sauvés ». Mais sauvés de quoi donc ? A moins de comprendre que le Sauveur est venu d’abord pour me sauver de moi-même si monstrueux, à moins de réaliser mon degré de corruption et de malice au point d’avoir la nausée de moi-même, à moins d’accepter d’être mis à mort dans ma nature satanique (ma conscience, mon intelligence, mes convictions, mes aspirations, mes désirs, mes convoitises, ma religiosité, ma spiritualité, etc.), je ne saurais prétendre être né d’en-haut (laissant les vertus d’Élohim s’exprimer en moi). Pour naître de nouveau, il faut d’abord mourir à soi.

Et pourtant, Satan et son instrument de perdition qu’est la religion avaient réussi le tour de me faire croire que je peux naître de nouveau au détour d’une formule incantatoire sans passer par la mort à ma précédente existence, à ma conscience du monde, à ma nature satanique. Je n’avais pas compris que mon plus grand danger est construit en moi-moi. Peu importe où que j’aille et quoique je fasse, il me suit, me maintient dans l’esclavage de Satan en vue de ma perdition éternelle. Et les versets bibliques que je répète à profusion ne semblent rien y changer :

Je dois mourir pour espérer vivre.

Comment vivre dans le monde sans être du monde ? Une seule solution : Il faut supplier Yeshoua Le Mashiah, le seul qui, de manière parfaite, a vécu dans ce monde sans être du monde, de me délivrer du monde qui est bâti en moi pour me remplacer par sa nature, sa stature, son ADN, avec l’aide de son Esprit qu’Il veut donner à qui Le Lui demande sincèrement, les pauvres en esprit qui crient à Lui pour leur véritable salut d’eux-mêmes. (Luc 11:13).

Guy François Olinga

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Posted by on 7 juillet 2014. Filed under Divinité, Vie Enseignements. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can skip to the end and leave a response. Pinging is currently not allowed.