Sommes-nous de la même bergerie ?

bergerieJean 10:16 « J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie; celles-là, il faut que je les amène; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger. »

Plusieurs se disent croyants en Dieu mais chacun a sa petite idée de qui est son Dieu (Un seul Dieu en trois Dieux, trois personnes trinitaires, celui qui joue des tours de prestidigitation à ses brebis en se donnant un père qui n’existe pas, celui qui est encore suspendu à la croix, celui qui ne vous destine qu’à la prospérité, celui qui punit les personnes qui ne payent pas la dime, celui qui est trop bon pour envoyer les hommes en enfer, etc.). Plusieurs se disent même chrétiens mais chacun sait qui il appelle Christ (Jésus, Yeshoua). Et pour tout couronner, comme un effet de mode, plusieurs se réclament disciples de Yeshoua Ha Mashiah mais ils ne semblent pas faire référence à la même personne.

Voilà pourquoi des débats inutiles se déroulent sur Facebook entre des personnes qui ne savent pas qu’au-delà des mots et des noms, elles n’ont pas les mêmes Dieux quand bien même ceux-ci seraient homonymes ou alors auraient des enseignements qui semblent identiques au profane non averti. La réalité est qu’il existe autant de bergeries qu’il y a des Dieux. « Car, s’il est des êtres qui sont appelés dieux, soit dans le ciel, soit sur la terre, comme il existe réellement plusieurs dieux et plusieurs seigneurs. » (1Corinthiens 8:5) Les brebis de la même bergerie entendent la voix (le message, la doctrine) de leur berger (Dieu) et elles le suivent. Elles obéissent à leur berger en manifestant son caractère et ses vertus. Quand une brebis écrit, en réalité, c’est son Dieu qui l’inspire et les autres brebis de la même bergerie reconnaissent la voix de leur berger commun et lui rendent grâce de ce qu’il se fait connaître au monde de manière remarquable.

Tenez par exemple le cas de Yeshoua Ha Mashiah qui dit dans Son message que celui qui se veut sa brebis doit souffrir pour son nom, boire son sang et manger sa chair, abandonner tous ses privilèges du monde, avoir un caractère d’agneau, ne jamais se venger, mourir au monde, etc. Dire que malgré un tel message, il se trouve toujours des personnes pour Lui dire « Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle. » Incroyable mais vrai ! Et pourtant vous avez des bergers qui promettent et donnent beaucoup de biens matériels à leurs brebis pour le plaisir et la satisfaction de leur chair. En toute chose, ces brebis font connaître leurs besoins charnels à leur Dieu par des incantations qu’elles appellent prières. La cerise sur le gâteau c’est ce berger qui promet 72 vierges comme épouses à chacune de ses brebis masculines qui se sacrifie pour lui. Je ne sais plus trop la récompense que ce berger promet aux femmes qui se sacrifient pour lui.

Quoi qu’il en soit, il est urgent à mon sens que les brebis de la même bergerie se reconnaissent sur Facebook étant donné qu’elles risquent fort de passer leur éternité ensemble en compagnie de leur berger. L’identification des brebis consœurs de la même bergerie peut aussi permettre de mieux s’identifier soi-même en regardant aux brebis qui nous ressemblent, parce que les brebis de la même bergerie se ressemblent et ressemblent à leur berger selon Luc 6:40. Elles parlent sous l’inspiration de leur berger. Comment donc reconnaître sur Facebook les personnes qui sont susceptibles d’appartenir à la même bergerie que moi, donc animées, conduites par le même Esprit que moi ?

1. Quand je lis leurs publications, je suis transporté comme entendant mon berger me parler directement. Plus le message me pénètre, moins je résiste à la tentation de « liker », de dire amen ou même d’apporter un commentaire en appui quand je ne fais pas les trois.

2. Dès qu’une telle personne publie sur Facebook, puisque je l’ai ajoutée comme ami proche, j’accours pour savourer la publication et éventuellement liker ou commenter.

3. Je comprends le message que véhiculent leurs publications, leur dérision et leurs jeux de mots sans qu’elles aient besoin de m’en donner plus d’explications. Elles n’ont pas besoin de me donner des références bibliques pour que je comprenne que leur message est inspiré par notre Berger commun.

4. Quand je lis une publication d’une de ces personnes, je crois lire l’autre personne, signe qu’elles appartiennent fort probablement à la même bergerie, même si les unes et les autres ne broutent pas forcement exactement le même type d’herbe, chacune y allant selon ses capacités digestives personnelles. Mais elles demeurent regroupées dans la bergerie.

5. S’il m’arrive d’avoir une équivoque avec une d’elles, je la contacte en privé et le linge sale, quand il existe, se lave en famille. Un peu comme Nicodème, certaines de ces brebis sœurs viennent régulièrement m’encourager en privé à continuer à les édifier quoique le message dont je suis porteur soit plus de nature à leur procurer de la douleur que du plaisir. Elles préfèrent, disent-elles.

Alors cher lecteur, si tu ne comprends pas mes publications sans explications additionnelles, si tu t’efforces à y trouver l’erreur à dénoncer, si mes publications te donnent un sentiment de tristesse ou de colère, fut-il diffus, si tu redoutes ma prochaine publication, si tu brûles d’envie de me la faire fermer, si toutes mes publications sont bloquées dans ton groupe Facebook en attente de validation, si tu ne supportes même pas de voir une de mes publications défiler sous des yeux, c’est que fort probablement nous ne sommes pas de la même bergerie, nous ne sommes pas animés du même Esprit, nous n’avons pas le même Dieu. Tu es donc hypocrite quand tu m’appelles frère alors que tu murmures contre moi en mon absence.

« J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie; celles-là, il faut que je les amène; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger. » dit Yeshoua Ha Mashiah, le Bon Berger qui donne Sa vie pour Ses brebis. L’heure du rassemblement des brebis va bientôt sonner. J’en vois chaque jour qui accourent pour rejoindre le même troupeau que moi. Je discerne que nous sommes de la même bergerie et je leur tends la main fraternelle d’association.

Et toi alors cher lecteur, à quelle bergerie appartiens-tu ? Du moins, sincèrement parlant, crois-tu que nous sommes de la même bergerie ?

Guy François Olinga

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Posted by on 1 juillet 2014. Filed under Vie Enseignements. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can skip to the end and leave a response. Pinging is currently not allowed.