Le piège de vouloir faire quelque chose pour Dieu

Cessons de faire des choses pour Dieu par nos propres forces, et laissons Jésus agir.

Ce soir je voudrais vous parler d’un piège dans lequel tombent beaucoup de Chrétiens pour ne pas dire tous. C’est un piège subtil, et il peut se résumer dans cette phrase : vouloir faire quelque chose pour Dieu. Cela vous parait peut-être étonnant que j’emploie cette expression, parce que vous pouvez vous dire : “Mais c’est normal de vouloir faire quelque chose pour Dieu, Il a tout fait pour nous ! Je voudrais tout faire pour Lui !” C’est un piège dans lequel il ne faut pas tomber. Vouloir faire quelque chose pour Dieu, par amour pour Lui. En quoi cela peut-il être un piège ? Je vais vous l’expliquer en quelques mots.

Vouloir faire pour Dieu c’est faire notre volonté

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C’est un piège de vouloir faire quelque chose pour Dieu, parce qu’en général quand on veut faire quelque chose pour Dieu, on n’est pas conduit par le Saint-Esprit, on est conduit par notre désir personnel de lui être agréable. C’est un bon désir ! Je parle de Chrétiens sincères, qui veulent avancer avec Jésus, et qui tombent dans ce piège de vouloir faire beaucoup de choses pour le Seigneur ! C’est un piège. Il faut éviter soigneusement ce piège-là.

Il y a des Chrétiens qui passent des années à faire beaucoup de choses pour le Seigneur, qui croient entendre la voix du Seigneur : “Le Seigneur m’a dit de faire ci, le Seigneur m’a dit de faire ça, le Seigneur m’a dit de faire une visite, etc.” Et en fait ils ne sont pas conduits par le Seigneur, ils sont conduits par leur désir de faire quelque chose pour Dieu, par amour pour lui.

Tout commence par la révélation de notre état de pécheur

En général quand on vient au Seigneur, le Seigneur passe un certain temps à nous faire comprendre que toute notre nature, que nous avons héritée à la naissance, est complètement pourrie du haut en bas, du bas en haut, du début à la fin. L’esprit, l’âme et le corps, avant que nous soyons Chrétiens, étaient dans la mort. Ils étaient contrôlés par l’égoïsme, par l’ego, par nos désirs personnels, par la chair, c’est-à-dire par la puissance de Satan et de la mort qui nous gouvernaient.

Quand on vient au Seigneur, on commence par réaliser que nous sommes pécheurs et nous demandons pardon au Seigneur pour nos péchés en lui disant : “Seigneur, c’est formidable de réaliser que tu es mort sur la Croix pour moi ! Le Saint-Esprit m’a révélé que je suis un pécheur, que tu es mort sur la Croix pour moi, que tu as versé ton sang et que ce sang a la puissance d’effacer tous mes péchés.”

D’ailleurs on ne peut pas devenir Chrétien si l’on n’est pas passé par cette expérience-là. Une vraie conversion, c’est la révélation de notre état de pécheur que donne le Saint-Esprit. On comprend que l’on est pécheur, et on comprend la puissance du sang de Jésus pour effacer nos péchés. Et cela met la joie dans notre cœur, on est reconnaissant au Seigneur ! Et on s’engage dans une vie chrétienne en disant : “Seigneur, c’est formidable que mes péchés aient été pardonnés, effacés. Tu m’as même fait comprendre que j’étais une nouvelle création en toi ! Alors maintenant toute ma vie t’est consacrée, maintenant c’est tout pour toi ! “

Comprendre que le Seigneur veut diriger nos vies par son Esprit

Le Seigneur passe aussi un certain temps à nous faire comprendre qu’il veut vraiment diriger nos vies par son Esprit. Il a beaucoup de mal à faire comprendre cela à un certain nombre d’entre nous, je dirais à tous. On passe tous par cette étape, où nous devons comprendre qu’il faut être conduit par son Esprit en toutes choses. Et comprendre que les enfants de Dieu sont ceux qui sont conduits par son Esprit-Saint, en tout.

Admettons que vous ayez compris la nécessité d’être conduit par l’Esprit du Seigneur, vous allez donc normalement tout faire pour apprendre à écouter la voix du Saint-Esprit pour être guides par lui en disant : “Seigneur, il faut que chaque jour qui passe je puisse clairement entendre la voix de ton Saint-Esprit pour que tu me guides dans toutes les œuvres que tu as prévues pour moi. Alors montre-les-moi, Seigneur, parce que je veux entrer dans ces œuvres.”

Dans l’épître aux Éphésiens au chapitre 2 et au verset 10, Paul nous dit que Dieu a préparé pour nous des œuvres bonnes ; il les a préparées de toute éternité pour que nous les pratiquions, que nous entrions dedans. Donc Dieu a tout un stock d’œuvres préparées pour chacun de nous ! Chacun en particulier a un plan préparé par Dieu pour lui. Ce plan forme un ensemble d’œuvres, de choses qu’il faut faire, que Dieu va nous demander de faire, et quand nous avons compris cela nous passons du temps à chercher le Seigneur pour qu’Il nous révèle quelles sont ces œuvres. C’est normal !

Dieu doit me révéler les œuvres qu’il a préparées pour moi

Et puis le Seigneur commence à nous révéler ces œuvres, les choses et les plans qu’Il a prévus pour nous. A partir de là, nous commençons à agir en fonction de la vision, du plan, de la révélation qu’il nous donne. Alors vous pouvez me dire : “Oui, c’est tout à fait normal ! Je ne vois rien qui choque, il n’y a aucun piège là-dedans !” Si, il y en a un ! Dieu t’a montré ce qu’il voulait faire de toi, c’est déjà un grand progrès par rapport à l’étape d’avant. Tu savais que tu étais un pécheur pardonné, que Dieu avait un plan pour toi mais tu ne connaissais pas quel était ce plan, sauf les grandes lignes qui sont dans la Parole : évangéliser, parler du Seigneur autour de nous jusqu’au bout de la terre.

Maintenant, tu cherches et tu passes du temps devant le Seigneur en disant : “Seigneur, il faut que tu me révèles les œuvres que tu as préparées pour moi parce que je veux y entrer ! Je sais que je ne pourrais pas être heureux si je suis à côté des œuvres que tu as préparées pour moi ! Si tu as un appel pour moi comme missionnaire à tel endroit du monde et que je perds mon temps à tel autre endroit même pour essayer de travailler pour toi, je vais perdre ma vie ! Je veux que tu me fasses connaître quel est ton plan, où tu veux que je sois, qu’est-ce que tu veux que je fasse dans ces œuvres que tu as préparées.”

Ma moindre initiative doit être soumise à Dieu

Et Dieu commence à te montrer ces œuvres préparées d’avance pour toi. Je vous rappelle (parce que je l’ai dit souvent), que Dieu veut en priorité que nous ressemblions de plus en plus à Jésus, que nous grandissions à la mesure de Jésus. C’est son plan. Il veut que nous soyons transformés à l’image de Jésus, Son Fils bien aimé. C’est un but qui peut être très théorique et très vague dans la pratique de tous les jours. “Je dis d’accord, Seigneur. Je sais que tu veux que je ressemble à Jésus, je sais qu’il faut que tu travailles en moi pour que tu me transformes à son image, mais aujourd’hui ? Tu as des œuvres préparées pour moi, des choses à faire !”

Même la décision d’aller au supermarché faire les courses ! Il faut que ce soit dirigé par le Saint-Esprit ! Sans entrer dans le mysticisme, où on va être complètement paralysé parce qu’on n’ose plus faire un geste, parce qu’on n’est pas guidé par le Seigneur. Mais celui qui est conduit par le Saint-Esprit va entrer dans le plan du Seigneur en sachant que le Seigneur veut qu’il aille au supermarché, mais à un certain moment précis, parce que le Seigneur a un plan. Il a peut-être une rencontre pour lui. Il a peut-être simplement besoin que par sa présence rayonnante du Seigneur il vienne impressionner quelque personne qu’il va croiser, et c’est celle-là, qu’il faut qu’il impressionne, pas une autre qui va passer dix minutes après.

Donc même là, je crois que le Saint-Esprit veut me conduire pour me montrer à quel moment le Seigneur veut que j’y aille, à quel moment Il veut que je laisse ma maison, à quel moment Il veut que j’entre dans ma voiture. C’est cela être conduit par l’Esprit du Seigneur. Alors vous voyez comme cela peut devenir un fardeau pesant, si du matin au soir tu es en train de te dire : “Oh là là ! Seigneur, est-ce que je suis à côté de ton plan ? Est-ce que je suis en train de marcher par l’Esprit ou pas ?” Et le malin arrive pour te culpabiliser, pour te dire : “Mais tu te trompes complètement ! Tu as compris ce que le Seigneur voulait que tu fasses, et tu ne l’as pas fait exactement comme tu aurais dû le faire ! Mais regarde ce que tu as fait, tu as encore gâché ce que voulait faire le Seigneur par les manifestations de ta chair ! Tu es entré à moitié seulement dans le plan de Dieu !”

Évite de mettre sur toi un fardeau pesant

Selon le bout par lequel tu prends le problème, tu vas mettre sur toi un fardeau pesant, ou tu vas marcher vraiment dans la liberté de l’Esprit. Mettre sur toi un fardeau pesant, c’est comprendre ce que Dieu veut de toi, et y entrer par tes propres forces. C’est déjà un piège de vouloir faire des choses pour Dieu, qui ne sont pas dans la volonté de Dieu. Tu peux être tenté de tomber dans ce piège parce que tes sentiments, ou d’autres Chrétiens, te poussent à prendre des responsabilités dans l’Église, ou te poussent à toutes sortes d’activités religieuses, humanistes, charitables, alors que ce n’est pas la volonté de Dieu pour toi, même si de telles activités semblent répondre à des besoins réels. Tu ne dois jamais entrer dans des œuvres qui seraient dictées par les besoins que tu vois autour de toi, ou par des besoins dont tu as entendu parler aux extrémités du monde. Si tu entres dans ces œuvres pour répondre à un besoin, sans avoir reçu un appel particulier du Seigneur, tu entres dans des œuvres alors que ce n’est pas la volonté de Dieu pour toi.

Mais je ne parle même pas de ce piège-là. Je parle du cas où le Seigneur t’a vraiment montré ce que tu devais faire, tu l’as compris clairement, mais tu entres dans ce plan là par tes propres forces. Et c’est là que beaucoup de Chrétiens tombent dans la culpabilité ou l’échec complet, parce qu’ils ont compris ce que Dieu voulait d’eux : Dieu veut que, mari, tu sois patient avec ta femme ; Dieu veut, femme, que tu sois patiente avec ton mari. Dieu veut que tu manifestes le caractère de Jésus dans telle occasion précise. Tu sais qu’il y a des pièges, tu essayes de les éviter. L’occasion se présente, tu comprends ce que Dieu veut de toi, et tu commences à t’engager dans l’œuvre que Jésus t’a demandé de faire avec tes propres forces. Et là tu échoues ! Tu vas réussir une fois, deux fois et tu échoues !

La leçon qui nous vient des Juifs face à la Loi

Quand Dieu a donné la Loi à Moïse pour le peuple, Dieu l’a donnée en sachant qu’ils ne pourraient pas obéir à cette Loi. Les Juifs qui étaient des hommes comme vous et moi, de la même chair, mais qui formaient un peuple élu, un peuple à part appelé par Dieu, ont reçu la Loi de Dieu pour y obéir. Et Dieu leur disait dès le départ : si tu obéis à la Loi, tu vas être béni, si tu désobéis à la Loi, tu seras maudit. Regardez la liste des malédictions, elle est dix fois plus longue que la liste des bénédictions dans Deutéronome 28.

Donc ces Juifs sincères, qui aimaient Dieu, et qui voulaient de tout leur cœur obéir à cette Loi sainte (même maintenant c’est le cas des Juifs pieux), ces Juifs vont s’engager dans une entreprise impossible. Cette entreprise impossible est voulue par Dieu pour nous faire comprendre que nous ne pouvons pas obéir à la Loi de Dieu avec nos propres forces, malgré toute notre sincérité, notre bonne volonté, notre désir de faire ce que Dieu veut, notre désir d’entrer dans la volonté de Dieu, si nous ne sommes pas conduits par le Saint-Esprit, dirigés par le Saint- Esprit, en marchant sous la grâce du Seigneur.

La vraie grâce de Dieu ce n’est pas de faire n’importe quoi en disant : “On va toujours être pardonné, parce qu’on a un Dieu très miséricordieux !” Cela c’est la porte ouverte à l’inconscience complète, ou à la culpabilité permanente, parce que la conscience que Dieu nous a donnée va continuer d’agir, et ce n’est pas parce que nous chutons continuellement que la voix du Seigneur va s’arrêter, la voix du malin non plus ! Le malin va te dire : “Mais non ! Tu chutes tout le temps ! Tu n’es pas un bon Chrétien, qu’est-ce que tu fais là dans l’Église de Jésus ? Tu t’efforces de faire ce que Dieu te demande, tu t’efforces de lui plaire et tu es toujours en train de chuter, tu n’y arrives pas. Tu es un mauvais Chrétien ! Tu n’es même pas converti !”

Il y en a beaucoup qui se découragent, qui disent : “Seigneur, mais je veux marcher dans tes plans, je veux marcher dans tes voies. J’ai compris ce que tu veux de moi ! Regarde, Seigneur ! Tu vois, je suis sincère, c’est de tout mon cœur que je me suis engagé dans ce plan-là !” Dieu a donné la Loi aux Israélites pour qu’ils désobéissent, et pour qu’ils comprennent qu’ils ne peuvent pas par leur propre volonté et leurs propres forces marcher dans les plans du Seigneur ! Et c’est le problème de beaucoup de Chrétiens !

Quand tu reçois la Parole de Dieu, quand tu reçois la parole du Nouveau Testament, tu n’es plus sous la Loi de l’Ancien Testament ! Mais dimanche après dimanche, il y a des foules d’églises où les pasteurs prêchent sur tel passage, où ils disent : “Soyez fraternels les uns envers les autres, efforcez-vous de vous aimer de l’amour de Christ, accueillez-vous, soyez hospitaliers. Voyez comme il est important de comprendre ces choses et de les mettre en pratique ! Nous devons avoir un cœur ouvert, un cœur obéissant, un cœur décidé d’entrer dans ces plans que Dieu a préparés pour nous !”

Certains chrétiens refont les mêmes erreurs que le Juifs face à la Loi

Et les Chrétiens sincères écoutent, et disent : “Oui, il a raison ! Il faut que nous réformions nos voies, on a besoin d’un réveil, on dort ! On a besoin de pratiquer avec un cœur honnête la Parole du Seigneur !” Ce n’est pas une mauvaise pensée. Ils se disent qu’il faut que ça change, qu’il faut pratiquer de tout son cœur la Parole que le Seigneur nous donne, parce qu’il y va de sa gloire, il y va du témoignage ! En le faisant de cette manière, on se met sous une loi, et à quoi aboutit-on ? A une désobéissance accumulée. Alors il peut en sortir un bien, c’est qu’à force d’échecs et à force de se rendre compte que ça ne marche pas comme ça, le Saint-Esprit finit par nous révéler en quoi consiste la vraie grâce du Seigneur, la grâce qui donne la paix. La grâce qui ne nous laisse pas oisifs ni indifférents, mais la grâce qui nous permet d’entrer dans la volonté du Seigneur, étant guides par Son Esprit pour faire ce qu’Il nous demande.

La vraie grâce du Seigneur, c’est de nous faire comprendre que lorsque nous sommes venus à Jésus-Christ, Il est venu habiter en nous par son Esprit. Nous sommes devenus la demeure, le temple du Saint-Esprit. Le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont venus demeurer et résider en nous, et la grâce de Dieu consiste à nous faire comprendre que c’est Christ qui veut faire les choses en nous et à travers nous, et avec nous. C’est là que nous est donnée la liberté dans le Seigneur.

La Loi consiste à vouloir faire de tout son cœur des choses pour Dieu par amour pour lui dans la sincérité. La grâce consiste à comprendre que Dieu veut faire les choses en nous, par Christ qui habite en nous ! Et nous, nous ne sommes pas comme des pantins ou des marionnettes qui sont là animés par une puissance qui les habite et qu’ils ne peuvent pas contrôler ; nous sommes appelés à coopérer à cette œuvre parce que Christ ne peut agir au travers de nous et en nous que si nous sommes dans la foi en sa Parole.

Tout est par la foi, en l’œuvre déjà accomplie par Christ

Donc tout est par la foi, en l’œuvre déjà accomplie par Christ. C’est au moment où nous recevons cette œuvre par la foi, dans la vie pratique de tous les jours, que nous disons à Christ : “Tu vois, j’ai besoin de patience envers cette personne, mais je ne vais pas te demander la patience, Seigneur, maintenant ce n’est plus moi qui agis, c’est toi qui agis, je te laisse agir.” Cessez de demander la patience à Dieu !

Dites : “Seigneur, tu es ma patience.” Je dois avoir les yeux sur Christ et non sur la patience, parce que c’est lui en moi qui va manifester sa patience infinie. Vous pouvez prendre n’importe quelle qualité de Christ. J’ai besoin d’amour, j’ai besoin de joie, de sagesse et de discernement dans la vie de tous les jours. Donc notre prière ne doit pas être : “Seigneur, donne-moi toutes ces choses pour que je sois capable de les faire”, mais : “Je te laisse agir en moi pour que toi, Jésus-Christ, tu agisses au travers de moi et que tu te manifestes pleinement au travers de moi.”

Si je veux arrêter de fumer, il ne faut pas que je dise : “Donne-moi la force d’arrêter de fumer”, mais “Seigneur, je te livre mes membres et mon corps pour que toi en moi (Jésus ne fume pas), tu accomplisses cette œuvre-là !” Et là, la puissance de la foi et la toute-puissance du Seigneur Jésus qui commence à agir au travers de moi, vont faire le reste.

Cela a l’air simple. Et ça l’est quand on en a eu la révélation ! Et il en est ainsi pour tout l’héritage de Christ ! Tout ! Y compris la guérison du corps ! Elle est déjà accomplie par le Seigneur. Il l’a accomplie sur la Croix en portant nos péchés et nos maladies. Il a tout pris sur Lui. Tout est accompli !

Donc je ne vais pas m’efforcer d’entrer dans la guérison que Christ a accomplie pour moi, en faisant un effort personnel, en m’efforçant de la saisir et de la garder, mais je vais dire : “Seigneur, j’ai compris que Tu as accompli cette chose pour moi, je te livre mon corps pour que toi étant en moi, ta guérison puisse se répandre dans toutes mes cellules.” Christ est ma guérison ! Christ se manifeste dans mon corps malade et me donne sa vie. Et cela se prend par la foi, il faut simplement dire : « Ce n’est plus moi qui vit, c’est Christ qui vit en moi » (Galates 2:20). Cela doit être vrai pour chacune des œuvres de ma journée, de ma nuit, de ma vie toute entière.

Ainsi vous allez prier en disant : “Seigneur, ouvre mon intelligence spirituelle pour que je vois tout ce que tu as fait pour moi, et que je prenne par la foi tout ce que tu as fait pour moi, pour que tu vives en moi et que tu me fasses entrer dans toutes ces œuvres que tu as préparées d’avance ; mais c’est toi qui vas les accomplir parce que j’ai foi en toi. C’est toi qui vas évangéliser par moi. Je te laisse évangéliser par moi.”

Christ est glorifié entièrement quand c’est lui qui agit et non nous pour lui

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Si vous pensez que vous devez faire des efforts personnels pour évangéliser, même conduit par le Saint-Esprit, vous allez essayer de faire des œuvres d’évangélisation. Mais si vous dites : “C’est Christ en moi qui va évangéliser, et moi par la foi je l’accompagne, je travaille avec lui, mais c’est lui qui va faire cette œuvre”, toute la gloire revient au Seigneur. Il ne peut pas en être autrement si vous voulez que la gloire lui revienne à cent pour cent !

Sinon, vous risquez de prendre pour vous un peu de la gloire qui lui revient et vous direz : “Finalement Seigneur, tu as bien mis ton onction sur moi, d’accord, mais j’ai quand même bien fait ! C’est pas mal ce que j’ai fait là. D’accord, tu m’as revêtu de ton onction, j’ai crié à toi pour que tu me donnes ce qu’il me fallait (la sagesse, la persévérance, etc.). Tu m’as donné tout ce qu’il me fallait, mais j’ai bien marché quand même ! Alors, je te rends gloire, Seigneur.” Mais vous vous regardez quand même avec une certaine satisfaction de vous-même.

Si j’ai compris que de moi-même je ne peux rien, que je ne peux même pas accomplir les bonnes choses que Dieu a préparées pour moi, même avec l’aide du Saint-Esprit, au sens où je viens de le dire, je vais laisser toute la place à Jésus pour qu’il accomplisse au travers de moi toutes les œuvres qu’il a préparées d’avance. Par exemple le Saint-Esprit te révèle une œuvre : aller faire une visite chez quelqu’un. Tu vas aller visiter tel frère que normalement dans la chair tu n’aimes pas trop. Tu vas aller le visiter parce que tu as quelque chose à lui dire, ou tu as quelque chose pour l’encourager selon le plan de Dieu. Dieu te fait comprendre cela, c’est une œuvre préparée par Dieu.

Il y a une grande différence entre dire : “Seigneur, je vais me préparer dans la prière, tu vas me revêtir de ton onction spirituelle, remplir mon cœur d’amour, je vais y aller quand j’aurai bien prié, quand je sentirai que je suis prêt, et je sais que tu vas m’aider.” Et dire : “Seigneur, je sais très bien que si j’y vais de moi-même ça ne va pas marcher, je l’ai compris. Seigneur, j’y vais avec toi, parce que je suis le sanctuaire de Dieu, tu es là avec moi. Je vais y aller Seigneur, et je vais te laisser pleinement agir au travers de moi. Tu vas être mon amour, tu vas être ma patience, tu vas être les sentiments que je devrais avoir, je te laisse agir et j’y vais dans la paix.”

Il y a une très grande différence entre les deux. Il suffit de garder les yeux sur Jésus, en sachant que c’est lui qui doit accomplir toutes choses en vous et au travers de vous. Ne vous efforcez plus de faire ! Laissez Jésus faire ! Ne demandez plus pour vous toutes les qualités qui correspondent aux qualités de Christ ! Soyez remplis de Christ lui-même et laissez sa vie, sa nature, s’exprimer au travers de vous par la foi. Il le fera !

Christ veut nous remplir de lui, pour se servir de nous, en agissant au travers de nous

La loi, c’est un ensemble d’engagements, de décisions, de choses, que nous avons compris qu’il fallait que nous fassions. Aussi je me dis : “Il faut que j’arrive à être saint, comme lui est saint, il faut y arriver ! Il faut que j’occupe cette vie chrétienne qui me reste d’ici son retour, à une vie consacrée, pure, tout entière pour Lui.” Et cela peut être un fardeau terrible ! Si, à la lumière de tous tes échecs passés, tu te dis : “J’ai eu tant de mal dans le passé à réussir si peu de choses, qu’est-ce que ça va être au moment où Jésus me dira : Sois saint comme je suis saint, et sois parfait comme ton Père céleste est parfait. Mais jamais je ne vais y arriver !”.

Tu as raison, tu n’y arriveras jamais. Jésus a été fait pour toi sanctification, Il a été fait pour toi justice, Il a été fait pour toi rédemption, Il est passé en vainqueur au travers de toutes les épreuves que tu peux rencontrer dans cette vie. Jésus habite en toi, et il veut pleinement manifester au travers de toi sa victoire qu’il a déjà remportée. L’héritage qu’il a déjà acquis pour toi, il veut le manifester au travers de toi, si tu crois en lui, et si tu lui donnes toute latitude de le faire : “Seigneur, je cesse de lutter, je cesse de demander des choses et des qualités pour moi ; je comprends que tu veux être tout en tous, donc tout en moi ; que tu veux tout faire au travers de moi et que tu as besoin de ma foi pour cela.”

Il ne va pas faire avec nous comme les esprits mauvais font avec les médiums qui sont possédés. Ces médiums-là sont sous l’influence d’un esprit qui les contrôle complètement, et qui les maintient complètement à l’écart de ce qui est en train de se faire. Avec le Seigneur, ce n’est pas du tout comme ça, c’est l’opposé ! Le Seigneur nous révèle qu’il veut nous remplir de lui, qu’il veut se servir de nous et agir au travers de nous, pour manifester en nous et au travers de nous la nature de Jésus. Mais il veut le faire avec notre plein accord, notre pleine collaboration et notre pleine foi !

Jésus ne peut pas échouer si je le laisse pleinement agir

Tu pries : “J’ai foi en toi, Seigneur ! Tu me dis que tu as acquis toutes ces choses pour moi. Tu as préparé d’avance beaucoup d’œuvres pour moi !”, Et si tu as compris que tu ne peux pas les faire, tu vas arriver à la compréhension que c’est Jésus qui va les faire en toi ! Est-ce que Jésus peut échouer si on le laisse pleinement agir ? Il n’échouera pas ! Si tu laisses Jésus agir au travers de toi, tu vas être transformé ! Pourquoi ? Parce que tu as en toi le Dieu Tout-Puissant qui veut prendre pleinement les rênes de ta vie pour manifester Jésus au travers de toi.

Et c’est merveilleux quand toi, tu vois Jésus se manifester au travers de toi. La perspective est tout à fait différente. Ce n’est plus toi qui es en train de te dire : “Ah tiens, qu’est-ce que je deviens meilleur ! Il y a quelque chose de mieux qui est en train de se faire là. Je suis en train de devenir meilleur !” Là, tu as une perspective faussée ! Tandis que quand tu vois Jésus se manifester en toi, tu dis : “Jésus est en train de se manifester davantage au travers de moi, je suis heureux ! Je lui rends gloire !”

Cela revient vraiment à glorifier le Seigneur, et en plus cela te met dans le repos de la foi. Tu ne vas pas te torturer la tête pour te dire : “Mais, cet après-midi après déjeuner, qu’est-ce qu’il va falloir que je fasse, Seigneur ? Je sais que j’ai des choses à faire pour toi !” Alors il y a une foule de pensées qui viennent parce que la chair et le diable s’en mêlent. Vouloir faire des choses pour Dieu c’est très charnel, c’est très religieux ! “Ah, il y a ça. . . et ça ! Il faut que tu passes deux heures à prier !”

Apprendre à être conduit par le Saint-Esprit d’une manière pratique

Ou bien une autre pensée : “Ah ! Tu avais commencé un jeûne d’une semaine et tu t’es arrêté à 3 jours ! Alors il te manque 4 jours ! Il va falloir que tu y penses. . .” Toutes ces pensées viennent et tu dis : “Jésus guide-moi, qu’est-ce qu’il faut que je fasse ?” Laisse tout entre les mains de Jésus, et dis : “Seigneur, c’est toi qui as les plans, je suis ton fils, ta fille. Tu as toute la connaissance, je te laisse agir, que je garde le cœur ouvert à la direction de ton Saint-Esprit”.

Je t’assure que tu vas vite apprendre à être conduit par le Saint-Esprit d’une manière pratique. Alors quand l’après-midi vient, au moment où le Seigneur veut que tu fasses cette œuvre qu’il a préparée d’avance pour ce moment-là, le Saint-Esprit commence à te parler en disant : “Jésus veut faire quelque chose au travers de toi.” La pensée vient ; tu apprends à reconnaître simplement le moment et la direction du Saint-Esprit.

Et à partir du moment où tu laisses de côté ta volonté propre de faire des choses pour Dieu, ton esprit devient plus clair. Tu n’es pas dans un état passif à ne rien faire. Parce que l’image que beaucoup de Chrétiens ont de cet état peut être aussi l’image d’une passivité complète. Ce n’est pas du tout cela. C’est au contraire être en éveil, prêt à écouter ce que le Saint-Esprit va te dire, pour entrer par la foi dans cette œuvre, mais en sachant que c’est Jésus qui va l’accomplir au travers de toi.

“Jésus, je te laisse faire. Je sens la pensée qui me vient de toi que je dois faire telle chose, faire telle visite, accomplir telle œuvre, téléphoner à telle personne ou faire telle action pratique, écrire telle lettre. Si je commençais à le faire moi-même, même en te priant, je sais que cela va être mal fait. Je te laisse entièrement faire, et j’y entre par la foi ! Je prends ma feuille de papier blanche, Seigneur, je te laisse écrire. Ou bien, je prends ma voiture et je vais faire ma visite, je te laisse agir, Seigneur, j’y vais par la foi !”

L’esclave de Dieu laisse Dieu entièrement diriger sa vie comme il le veut

Cessez de faire des choses pour Dieu, même si elles sont vraiment celles qu’Il vous a montrées ; laissez Jésus les faire dans le repos de la foi. Et vous allez voir le fardeau tomber, parce que c’est un fardeau d’essayer de se perfectionner devant le Seigneur : “Seigneur, je n’y arriverai jamais. Mais toi, tu as déjà tout accompli pour moi. Tu m’as déjà rendu parfait en toi !”

Je lis dans Romains 6 au verset 22 : « Étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu. . . » Que fait un esclave ? Il y a une grande différence entre un employé et un esclave, ou un serviteur normal et un esclave ! Un employé touche un salaire et il peut dire oui ou non à son patron et s’en aller. Un esclave, non ! Il est esclave pour la vie ! Donc être un esclave de Dieu, cela veut dire que nous le laissons entièrement diriger notre vie comme il le veut ! « . . . vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle ».

Comme la volonté de Dieu pour nous est bonne, comme il veut nous transformer à l’image de Jésus, c’est un bon esclavage ! C’est un merveilleux esclavage, parce qu’on va être entièrement soumis à un maître qui veut notre bien parfait et qui veut nous développer à l’image de Jésus. « . . . le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur ». Donc, si tu as compris dans le fond de ton cœur que quand Christ est mort, tu es mort avec lui, que toute ta vie de péché passée, toute ta nature charnelle ont été enfouies dans le tombeau avec Jésus, que tu es ressuscité avec Lui à une vie nouvelle, qu’il t’a donné un esprit nouveau et que cet Esprit travaille à te changer à l’image de Jésus, quelle est la seule chose censée que tu dois faire ? C’est le laisser faire !

La pire des lois c’est de vouloir faire des choses pour Dieu

Prenez l’image du sarment et du cep, et de la grappe qui grandit. La grappe laisse faire la vie qui est dans la vigne, et la croissance se fait naturellement. Comme le veut la puissance de vie qui est dans la vigne, laisse faire le Seigneur en toi. Repose-toi sur lui entièrement, c’est lui ton maître parfait. Il t’a affranchi du péché, Il t’a affranchi de l’esclavage de la loi. Et la pire des lois c’est la loi religieuse que tu te donnes en voulant faire des choses pour Dieu ou en voulant faire par tes propres forces les choses qu’il te demande de faire.

Tant que tu te mets cette loi dessus, tu n’as qu’une fin, c’est l’échec. Il n’y a pas d’autre issue que celle-là : l’échec complet quand tu te mets dessus une loi religieuse pour vouloir faire des choses pour Jésus. Il te libère du fardeau de cette loi en te faisant marcher dans la grâce. Il faut que tu comprennes que nous vivons quelque chose qu’aucune autre époque n’a vécue : la présence de Dieu en toi. On vit une époque où Dieu a choisi des hommes et des femmes pour habiter personnellement en eux par son Esprit, pour pouvoir diriger et contrôler complètement leur vie de l’intérieur par la foi, ce qui n’était possible à aucune autre époque !

Dans l’Ancien Testament, le Saint-Esprit pouvait descendre exceptionnellement sur telle ou telle personne, ou habiter temporairement dans telle personne. Mais aujourd’hui, le Saint-Esprit vient habiter dans le cœur, l’esprit de tous les enfants de Dieu qui sont vraiment nés de nouveau, et il veut nous faire comprendre ce que signifie marcher par l’Esprit. As-tu compris que tu n’es plus dans ta vieille nature, que tu es en Christ ? Tu n’es plus en Adam, tu es en Christ. Maintenant, parce que tu es en Christ, Jésus veut t’apprendre à marcher quotidiennement par son Esprit.

Pourquoi les Chrétiens ne marchent-ils quotidiennement par l’Esprit de Dieu ?

Si les Chrétiens n’y arrivent pas, c’est parce qu’ils oublient la présence de l’Esprit ou ils ne le laissent pas agir. Dès qu’il y a un problème, on reprend les rênes de notre vie : “Ah ! Il va falloir faire ci, faire ça, s’organiser. . . Et l’expérience m’a montrée que. . . Et dans le passé c’était comme ci, comme ça. . . Et dans la Bible j’ai vu Dieu agir de telle manière, donc c’est ci, c’est ça !”

C’est la loi parfaite de l’échec ! Dans ce moment-là, n’oublie pas que le Saint-Esprit de Dieu est en toi, et dis : “Seigneur, tu habites en moi par ton Esprit. Je suis là dans ce problème, dans cette situation. Je te laisse entièrement agir en moi et au travers de moi. Je me repose sur toi complètement. J’ouvre pleinement mon corps, mon cœur, ma vie, mes sens, mes membres, tout mon être entier à l’action de ton Saint-Esprit ! Je te laisse agir.” Vous voyez que ça prend très peu de temps de dire cela.

Quand l’épreuve, la tentation, la difficulté, une personne se présente devant nous, et qu’on est là, incapable, impuissant, comment allons-nous réagir ? Comptez le nombre de fois dans la journée où vous osez tout abandonner à Jésus ! Et comptez le nombre de fois où vous commencez à agir par vous-mêmes, même éclairés par la lumière de la Parole !

Si tu laisses Jésus entièrement agir à ce moment- là, c’est que tu es entraîné à garder conscience de la présence de Jésus et du Saint-Esprit en toi, du fait que tu es le temple du Saint-Esprit, que le Dieu Tout-Puissant est venu habiter en toi pour agir au travers de toi comme il l’entend. Il a besoin de ta participation, il a besoin que tu crois qu’il va le faire, que tu le laisses agir et que tu lui donnes la possibilité d’agir en lui disant : “Seigneur, fais-le. Moi, je ne sais pas quoi dire, ni quoi faire mais je te laisse agir.”

Cela ne prend pas beaucoup de temps pour le lui dire, en tout cas si tu es prêt à le faire en permanence. Et si telle personne, telle occasion se présente, et que tu ne sais pas comment réagir, tu dis : “Jésus, je te laisse réagir.” Et si tu le faisais ? Tu verrais la différence de comportement. Tu verrais si tu te mettrais en colère si souvent, ou si tu te mettrais à jurer ou à dire des gros mots, ou toutes sortes de comportements charnels, religieux, légalistes.

C’est une loi de liberté que le Seigneur nous a donnée. Et lui seul peut être juge de cette liberté qu’il m’a donnée. Si je laisse son Esprit me diriger pas à pas tous les jours, je vais fonctionner en permanence dans la liberté du Saint-Esprit. Je vais nager dans la liberté, parce que je sais que c’est Jésus qui va le faire au travers de moi, et plus moi ! Le fardeau est ôté. Je ne vais pas faire n’importe quoi, je vais laisser Jésus faire ! Et je vais garder les yeux ouverts, surtout pour voir si je continue à le laisser faire ou non, ou si je me dépêche de reprendre le contrôle de la situation moi-même. C’est cela apprendre pratiquement à marcher par l’Esprit du Seigneur.

Les choses ne peuvent que changer, si tu laisses le Saint-Esprit te diriger

Et je t’assure que si tu laisses le Saint-Esprit te diriger pas à pas tous les jours, tu vas voir les choses changer. Il y aura peut-être un peu de mélange au début, parce qu’au début on est tellement habitué à contrôler les rênes de notre vie ! C’est le propre d’une nature de péché ! La nature de péché était coupée de Dieu. Il fallait bien qu’elle se débrouille toute seule pour s’en sortir !

En tant que pécheur on a tellement appris à tenir notre vie et à se débrouiller par nous-mêmes, et à trouver des solutions, qu’après la conversion on a du mal à dire au Seigneur : “Seigneur, je te laisse tout. Tu vas tout faire !” Si tu dis : “Oh, mais Seigneur. . . Est-ce que tu crois que ça va être bien fait si je te laisse faire tout ? Laisse-moi faire, Seigneur !” Le Seigneur te laissera faire, parce qu’il est bon et compatissant. Il veut que tu comprennes que lorsque c’est toi qui fais, tu ne vas pas mieux faire que lui, tu vas te planter complètement. Et ça sera bon pour toi parce que tu vas apprendre à le laisser faire et toute la gloire va lui revenir.

C’est beau la marche par l’Esprit, c’est merveilleux ! Et ne crois pas que c’est de la théorie, dans la pratique ça marche, si tu n’oublies pas que Jésus habite en toi. N’oublie jamais que Jésus habite en toi et que Jésus a la puissance d’accomplir en toi et au travers de toi tout ce qu’Il a prévu pour ta vie. Laisse-le faire ! Tu vas voir comme il va bien faire les choses. Et là tu verras les transformations, parce que si Jésus se manifeste au travers de toi, c’est son caractère qui se manifeste, c’est sa puissance, c’est sa vie.

La bénédiction s’arrête quand nous cessons de regarder à Jésus

J’ai lu un jour un témoignage écrit par un homme de Dieu. Il a vu arriver vers lui un jeune serviteur de Dieu sur lequel reposait une puissante onction. Au cours d’une réunion, il a vu vraiment l’onction et la puissance du Seigneur sur ce jeune homme. Il y a eu vraiment une action dans les cœurs, dans les corps. Quand il a appelé les malades, tous ont été guéris. Puis au bout d’un certain temps, au cours de cette réunion, ça s’est arrêté brusquement. On aurait dit que la bénédiction s’était arrêtée brusquement.

Alors à la fin de la réunion le jeune homme est venu en disant : “Mais, je ne comprends pas ce qui se passe. Il y avait une telle présence de Dieu, j’ai prié pour tous ces malades et je les ai vu guéris ; et là, brusquement, plus rien. Qu’est-ce qui s’est passé, frère ?” Et l’homme de Dieu lui a dit : “Mon frère, la bénédiction s’est arrêtée à partir du moment où tu as quitté Jésus des yeux. Quand tu étais en train de prier pour ceux qui ont été guéris, tu regardais à Jésus, c’était Jésus qui travaillait ! Mais à un moment donné tu as cessé de regarder à Jésus, tu as continué avec ta propre force, tu as prié pour eux ; tu as voulu les guérir au nom de Jésus bien sûr. Mais ce n’était plus Jésus qui le faisait par toi, c’était toi qui commençais à entrer dans tes œuvres, par tes propres efforts.”

Quand tu pries pour un malade, ne passe pas du temps à prier en disant : “Seigneur, augmente ton onction sur moi !” Non, quand un malade va se présenter, regarde à Jésus, laisse-le agir. C’est Jésus qui va agir au travers de toi. Tu vas imposer les mains au malade au nom de Jésus, dans la foi que c’est Jésus qui est en train d’agir au travers de toi.

Quand la personne que tu peux supporter le moins croise ta route, au lieu de dire : “Jésus, remplis-moi d’amour” Dis-lui : “Jésus, je sais que toi, tu l’aimes, et je te laisse l’aimer au travers de moi.” Jésus aime tout le monde, d’un grand amour, même le pire des pécheurs. Et c’est Jésus, plein d’amour, qui va l’aimer au travers de toi. Ce n’est pas seulement son amour qui va être donné, c’est Jésus lui-même qui va l’aimer au travers de toi. Et là, tu auras toute la patience pour supporter cet insupportable.

En conclusion

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François Giguere

Arrête de faire des choses pour Dieu, laisse Christ agir. Arrête d’essayer de jouer au bon Chrétien, tu ne vas pas y arriver ! Laisse Christ se manifester en toi, et tu entreras dans le repos de la foi, car tu sauras qu’il ne peut pas y avoir de meilleur Chrétien que lorsque Christ est manifesté en toi. Seigneur, merci !

Que ces paroles pénètrent au fond des cœurs, que ta liberté, Seigneur, se manifeste et que tu nous conduises par ton Esprit dans tes voies. Que chaque jour, chaque instant qui passe nous te laissions faire. Que je réalise que le plan que tu as pour la seconde qui suit ne m’appartient pas, il t’appartient. Alors Seigneur, je veux te laisser faire. Ouvre simplement mes oreilles pour que j’entende la voix de ton Esprit, et par la foi Seigneur, je te laisse agir dans ma vie. Tu accompliras de grandes choses, parce que ces œuvres préparées d’avance, Seigneur mon Père, ce sont les œuvres de Christ.

Et c’est en croyant que nous les verrons s’accomplir, par la foi, dans le repos et dans la paix. Qu’il en soit ainsi mon Père, au nom de Jésus-Christ ! Amen !

Lien Facebook de François Giguère

 

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Posted by on 5 novembre 2016. Filed under Vie Enseignements. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can skip to the end and leave a response. Pinging is currently not allowed.