Quand le nom du Dieu de la Bible nous révèle son identité et son siège

Le mystère « Dieu » reste entier pour notre humanité. Comment en serait-il autrement, puisqu’il est le Créateur de l’univers et qu’il siège en dehors de l’univers dans lequel les créatures sont confinées. La créature peut-elle prétendre « connaître » tout au sujet de son Créateur ? Nous croyons que ceci n’est possible que si le Créateur décide de se révéler à sa créature. Certes, les créatures humaines ont une pulsion instinctive à rechercher la divinité, selon Ecclésiastes 3:11. Mais le fait est que leurs ressources humaines, donc limitées, sont incapables d’appréhender l’infini. Au fond donc, la créature humaine devrait juste savoir reconnaître les conditions les meilleures que le Créateur exige pour pouvoir se révéler à sa créature. C’est d’ailleurs cela la finalité du message biblique ; la Bible étant, à notre avis, le meilleur support écrit par lequel le Créateur se révèle à qui est trouvé dans des conditions d’existence bien précises.

À qui Dieu peut-il se révéler ?

Le Dieu de la Bible, puisque c’est de lui que nous parlons, se révèle de manière universelle à tous les lecteurs de la Bible. Nous allons l’appeler tout simplement « Dieu » dans ce papier. Nous ne pouvons cependant pas dire que quiconque lit, étudie ou médite sur les Écritures saintes, contenues dans la Bible, parvient à pénétrer Dieu pour le connaître et ainsi être transformé à son image et selon sa ressemblance quant à ce qui est de ses vertus, attributs et capacités. (Jean 17:3) Quiconque prétend avoir pénétré Dieu, alors qu’il ne manifeste pas ses vertus, est un imposteur. Sachant que les imposteurs allaient se manifester pour séduire et abuser de l’humanité ignorante et envoûtée par l’ego, Dieu a offert à l’humanité l’homme Yeshoua comme étalon à la ressemblance de qui, l’on peut être reconnu comme un connaisseur de Dieu, fils de Dieu et donc homme.

En effet, la Bible déclare que Yeshoua est le seul homme qui ait jamais été à l’image et selon la ressemblance de Dieu, en termes de vertus, attributs et capacités. De ce fait, le Dieu Tout-puissant a aussi donné à Yeshoua d’être Tout-puissant dans l’univers, avec pouvoir de faire tout ce que Dieu fait. Dès lors, à qui Dieu peut-il se révéler ? Eh bien, exclusivement à quiconque espère devenir la réplique de Yeshoua. Pour ce faire, la créature doit permettre que sa conscience fusionne avec la Conscience éternelle qu’est Yeshoua, par le lien du Souffle sacré que certains appellent le Saint-Esprit. Une telle fusion conduit inéluctablement à la mort de la personnalité de la créature, la perte de son identité, pour revêtir la plénitude de l’identité de Yeshoua, avec son corolaire qu’est la manifestation de ses vertus, attributs et capacités.

Qui peut connaître Dieu ?

En fait, la mise à mort de la personnalité de la créature humaine précède sa naissance dans une nouvelle sphère de conscience, celle qui est commune à tous ceux qui ont véritablement fait l’expérience d’entrer dans la présence de Dieu, de fusionner avec sa Conscience, d’être pénétrés par le Souffle sacré. On parle alors dans la Bible de la naissance d’en-haut, la naissance de Dieu. Quiconque est né de Dieu, grandit progressivement dans la conformité à sa Conscience pour devenir la réplique de Yeshoua, à mesure que la personne est pénétrée de plus en plus profondément par le Souffle sacré, car c’est lui qui réalise l’œuvre gratuite de la transformation en l’homme. Tout ce que cela coûte à la créature qui est ainsi émondée, c’est le désir sincère de subir cette chirurgie spirituelle, avec son lot de souffrances et de douleurs qui sont inévitables, pour finir par perdre l’existence de sa personnalité. L’individu devient inévitablement la réplique de Yeshoua, au terme de l’intervention divine par le bistouri du Souffle sacré.

Le Créateur est intemporel, omniprésent, omnipotent et omniscient. Il sait tout et il connaît tout. Il connaît donc trop bien ses créatures humaines pour les avoir créées. Il les a créées libres. Cependant, il connaît d’avance les choix que sa créature fera au cours de son existence dans le monde de la forme. Il sait d’avance laquelle de ses créatures acceptera d’endurer avec persévérance les douleurs inhérentes à la chirurgie du Souffle sacré pour recevoir une nouvelle conscience, une nouvelle identité, la conscience créatrice. Nul ne peut dès lors accepter de se soumettre à cette douloureuse perte d’identité si le Créateur ne l’y a fortifié par la pénétration des prémices du Souffle sacré. Il arrive même que certaines créatures entendent cet appel à se livrer à la chirurgie spirituelle, mais lui opposent une résistance pendant un temps plus ou moins long.

Quand l’imposture s’en mêle

Notons aussi qu’il existe une espèce d’individus que nous désignons « les loups ». Ce sont des personnes qui font semblant d’avoir été circoncises en esprit pour devenir des agneaux. Mais en fait, elles ne le sont que d’apparence, afin de se fondre dans la bergerie, le troupeau des créatures qui ont renoncé à elles-mêmes, celles qui sont en voie de mourir à leur personnalité, pour les tondre jusqu’à ce qu’elles n’aient plus de laine du tout. Puis les loups conduisent ces brebis désabusées à l’abattoir en leur disant que c’est au paradis qu’elles se rendent. La fragilité apparente des brebis circoncises excite l’appétit des loups qui rôdent alors infatigablement autour du troupeau, cherchant quelle brebis ils peuvent dévorer.

Mais le terrain de chasse préféré des loups, c’est les troupeaux de louveteaux qui jouent à être des brebis. Ces dernières constituent le gros du troupeau religieux. Ce sont des individus qui sont épris du monde, obsédées par le désir de se réaliser dans la forme, réussir leur vie sur la terre, de prolonger, autant que faire se peut, leur séjour dans ce monde. Pour ce faire, la fin justifie les moyens. L’énergie de l’action leur est fournie par l’ego. Elles s’identifient à leur personnalité à qui elles veulent que rien ne manque : confort, plaisir, pouvoir, célébrité, valorisation, santé, longévité, etc. Tant pis pour quiconque se trouve sur leur chemin : il sera anéanti par la séduction, la manipulation, le vampirisme, l’escroquerie, le mensonge, le ressentiment, les murmures, la calomnie, le mépris, l’exclusion, la violence verbale, la violence physique, la mise à mort, etc. Tout ceci se fera sous la couverture de la religion.

Que cache le nom de Dieu ?

L’indécence de ses créatures les autorise à nommer le Créateur Dieu ou toute autre chose. La Bible nous dit que Moïse, lui, ne voulaient pas donner un nom à Dieu, car l’on nomme ce qui émane de soi ou ce qui lui appartient. À la question de Moïse de savoir comment Dieu s’appelle-t-il, Dieu lui répondit qu’il s’appelle « JE SUIS » (Exode 3:14-15). Ce nom est assez intriguant pour la conscience humaine. Et d’ailleurs, la signification de ce nom a fait l’objet de plusieurs recherches sans que l’humanité ne s’accorde sur le sens profond de ce nom, « JE SUIS » qui se prononce en hébreux, la langue que Moïse parlait, « YAHWEH » et s’écrit « YHWH ». Dans les lignes qui suivent, nous allons nous permettre de pénétrer la profondeur de « JE SUIS » pour en dégager un pan de son identité.

« JE SUIS », c’est le verbe ÊTRE conjugué à la première personne du PRÉSENT. De cette analyse, nous affirmons que Dieu est l’ÊTRE qui est PRÉSENT. Aussi certains auteurs désignent-ils Dieu par l’ÊTRE. Si nous considérons que le PRÉSENT est, avec le PASSÉ et le FUTUR, un des trois temps de base de la conjugaison des verbes, on peut donc dire que l’Être s’est choisi le présent, le temps présent, le moment présent que nous appelons aussi la présence, rejetant ainsi de facto le passé et le futur. En simplifiant à l’extrême, nous dirons que ce qui n’est pas présent, est passé ou futur. En d’autres termes, ce qui n’est pas l’Être est opposé à l’Être. Si donc l’Être est dans la présence, dans le moment présent, alors pour le trouver, l’homme doit le rejoindre dans la présence, dans le moment présent.

Comprendre l’identité de Dieu

Imaginons que nous représentions le temps sous la forme d’un mur fortifié qui soit d’une largeur et d’une hauteur infinie, alors le moment présent correspondrait à une petite fente verticale quelque part dans ce mur, symbole de la seconde présente. La gauche de la fente correspondrait au passé, et la droite symboliserait le futur. Le défi pour l’homme qui veut trouver l’Être pour fusionner avec lui tiendrait donc à trouver cette petite fente qui mène à l’Être, la porte étroite que presque personne dans l’humanité n’est parvenu à trouver, le chemin discret que Yeshoua est venu nous révéler.

Une fois que l’homme a trouvé le chemin étroit dans la présence, le second challenge qu’il doit relever consiste à se dépouiller de tout ce qui peut l’empêcher de passer par la petite fente. Il s’agit de mourir à son corps physique, à sa personnalité et à ses avoirs matériels pour conserver le strict minimum essentiel qu’est son esprit. On dit alors qu’il est né de Dieu, né de nouveau, éligible pour la fusion avec l’Être pour l’éternité. En considérant que l’Être se trouve derrière ce mur imaginaire, nous affirmons que la petite fente qui conduit à lui se tient pour sa Conscience qui s’est incarnée en l’homme Yeshoua pour révéler ce chemin étroit qui conduit à l’Être. Fonctionnant comme un puissant aimant, le Souffle sacré est l’énergie qui aspire vers l’Être, en passant par sa Conscience, quiconque désire sincèrement renoncer à la forme, et par conséquent, à lui-même.

Comment l’humanité est-elle privée de la Vie éternelle ?

L’Être est le Créateur de l’univers, omniprésent, omnipotent et omniscient. Il est la Vie … présente. La présence est synonyme de l’éternité puisqu’elle est permanente. La présence correspond à la seconde présente qui elle, Est. L’Être aime sa créature au point de vouloir partager avec elle la Vie présente, sa nature, son identité, à la seule condition que sa créature cesse de s’identifier à ce qui n’est pas Présence, Conscience de l’Être, Esprit. Voilà les leviers avec lesquels va jouer Satan, l’adversaire des créatures de l’Être, pour les empêcher d’avoir accès à l’Être, ou tout moins de différer le moment de leur salut de son emprise. Voici quelques-unes de ses astuces.

Puisque l’Être s’identifie au Présent, Satan va s’accaparer le passé et le futur que nous appelons le Temps et qui sera à son terme avec l’avènement imminent de Yeshoua. Autant la créature se trouve en présence de l’Être, quand sa conscience est rivée sur le moment présent, autant elle est dans les serres de Satan, dès que ses pensées sont tournées vers le passé ou le futur, vers le Temps donc, par opposition au Présent qui est intemporel. Toute créature honnête avec elle-même, est invitée à faire le rapport de temps de persévérance de ses pensées dans le moment présent, par rapport au passé et au futur, pour discerner sans équivoque quel esprit a triomphé d’elle : l’Être ou Satan.

Est-il besoin de rappeler que les pensées des créatures humaines ne sont que le reflet de leur état de conscience ? Comprenez-vous pourquoi c’est une gageure pour un fils de Satan que de demeurer dans le moment présent ? Vous avez dès lors l’explication du fait que tous les hommes soient conduits par l’ego, la conscience de Satan, qu’entretiennent si bien les loups, pour abuser des brebis et des louveteaux. Le comble de la séduction consiste pour Satan à mettre en l’homme la convoitise des encombrements, des jouets, de la matière, la poubelle que les humains appellent la “richesse”. Et pourtant, il est bien écrit qu’il est très difficile à ceux qui sont encombrés des choses de la forme, d’entrer dans la présence de l’Être! Il est en effet plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille, qu’à celui qui est un en conscience avec la création, de passer par la petite fente qui correspond à la présence de l’Être.

Tous sont séduits et envoûtés

Au-delà de ce qu’il impose à la créature humaine d’exister seulement dans l’illusion du Temps qui correspond au passé et au futur, en quête obsessionnelle des objets pour s’identifier à eux, Satan a inspiré à la créature humaine, la religion par laquelle il lui offre l’illusion d’un salut. Mais alors salut de quoi ? La créature envoûtée par l’ego ne veut point le savoir, aussi longtemps qu’elle est « prospère, en santé et religieuse ». Mais la marque excellente de l’envoûtement d’une créature par Satan tient à son adhérence à quelque religion que ce soit, toutes des simulacres de la spiritualité pour un salut illusoire de ce que les adeptes des religions ne veulent point nommer.

Guy Olinga

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Posted by on 12 août 2016. Filed under Vie Enseignements. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can skip to the end and leave a response. Pinging is currently not allowed.