Mourir à l’ego pour devenir comme un enfant : un impératif

« Je vous le dis en vérité, si vous ne permettez pas au Souffle sacré de changer votre identité afin que vous deveniez sans ego, comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. » (Matthieu 18:3)

Le Royaume de YHWH est exclusivement réservé à ceux qui ressemblent aux petits enfants (un an environ), ceux qui se sentent profondément comme des petits enfants, ceux que les autres prennent pour moins que rien, ceux en qui YHWH ne trouve point d’ego (fraude, péché, esprit du monde). Il n’y a pas plus grande spiritualité, plus grande élévation, au regard de YHWH, que de devenir comme un petit enfant. Et quiconque se rendra sans ego, comme un petit enfant, sera le plus grand dans le royaume des cieux.

Il est dès lors assez aberrant que les hommes recherchent des loges et autres religions pour se livrer esprit, âme et corps dans les chaînes des gourous qui leur promettent de les conduire à de hautes sphères de spiritualité, alors qu’ils côtoient au quotidien les meilleurs maîtres en spiritualité et dont ils sont souvent les parents : les petits enfants. Et pourtant, il leur suffit d’observer, de contempler le vécu quotidien des petits enfants comme dans un miroir pour voir combien ils sont éloignés de ce qu’ils croient être : des hommes spirituels.

Être comme un petit enfant, c’est être dépouillé de tout ego. En d’autres termes, être comme un petit enfant, c’est exister (penser, parler et par conséquent agir) seulement selon l’instant présent, ne point être conduit ni par ce qui a été au passé, ni par ce qui « viendra » au futur. Être comme un petit enfant, c’est faire une confiance sans limites à celui qui est en charge de notre sécurité et de notre provision, bref de notre existence. Être comme un petit enfant, c’est ne point avoir de personnalité, d’image de soi à défendre.

En effet, un petit enfant n’a pas de passé. Il ne fait rien par rapport à ce qui est passé. C’est dans le passé que l’ego trouve des ressources pour les ressentiments, les murmures, les calomnies, les regrets, la nostalgie, la haine, la jalousie, la rancune, la colère, les complexes, les divisions, les compétitions, les comparaisons, les désirs de meurtres, etc. Dès l’instant où notre pensée se retrouve dans le passé, l’ego est nourri de ces vices et se sent renforcé dans ce qui fait la perdition de l’homme. L’homme qui est conduit par le passé est un réactionnaire.

Les petits enfants n’ont pas un futur dont ils se soucient dans leur conscience. C’est dans le futur que l’ego exprime son manque de confiance en celui qui est garant de notre sécurité et de notre provision, bref notre Dieu à nous. Alors montent en l’homme : la peur du lendemain, les inquiétudes, les soucis, les planifications, les préoccupations, les insomnies, les convoitises, l’égoïsme, etc. Comme de petits enfants, « Ne vous inquiétez donc pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. » (Matthieu 6:34)

Les petits enfants n’ont pas une image, une personnalité à défendre au point de parler d’eux-mêmes à la troisième personne : « Jean veut manger » ; comme s’ils s’interdisent de dire « JE », encore moins « JE SUIS ». Ils n’ont point de sujets de fierté, ni d’orgueil. Or une caractéristique de l’ego est de se forger un masque, une personnalité pour donner à croire à l’homme et à son prochain ce pour qui il se prend. L’ego est en permanence dans un jeu de rôle, une illusion, une personnalité qui va se défendre mordicus contre toute atteinte réelle ou supposée à son statut de Dieu qui ne se l’avoue pas.

Si nous avions au moins cette capacité (pouvoir, grâce) de regarder au vécu des petits enfants qui nous ont été donnés d’abord comme des miroirs gratuits, nous ne pourrions que conclure à notre imposture tous azimuts. Et chacun de nos géants spirituels contemporains a ainsi la possibilité de constater combien il est loin de ce que YHWH considère comme un être spirituel. Comprenez-vous toute la folie de ces monstres qui prétendent avoir en eux Jésus ou Yeshoua, comme vous voulez ?

« Je vous le dis en vérité, si vous ne permettez pas au Souffle sacré de changer votre identité afin que vous deveniez sans ego, comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. » (Matthieu 18:3)

Alors chers amis, vous qui êtes nés de nouveau, baptisés du Saint-Esprit, parlant en langues, faisant des miracles ; vous qui avez quitté les églises organisées en congrégations pour reconstituer des regroupements d’idolâtres que vous appelez cellules de maison ; et vous qui ne dites plus Jésus mais Yeshoua pour marquer votre singularité ; qu’y a-t-il de commun entre un petit enfant et vous du point de vue de la conscience ? Telle est la seule question qui compte, la seule bonne question à vous poser au quotidien.

Guy Olinga

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Posted by on 10 décembre 2015. Filed under Méditation, Vie Enseignements. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can skip to the end and leave a response. Pinging is currently not allowed.