Le salut est pour ceux qui sont comme les petits enfants

Christ nous dit que le salut est pour ceux qui sont comme les petits enfants. Voilà un indicateur fort utile à qui voudrait avoir l’assurance du salut. Il peut aussi permettre de comprendre dans une certaine mesure, ce qu’est l’Amour du Seigneur, la sanctification, la justice, le Royaume des cieux, la Vie, la Joie, la Paix, et consorts, qui sont les synonymes du salut.

Qui dit salut, dit fuite d’un danger. On est sauvé d’un danger. Dès lors, dire « je suis sauvé » est une affirmation qui ne fait pas de sens, car on doit dire de quoi on est sauvé. Quel est donc ce danger qu’encourent les adultes, et qui ne concerne pas les petits enfants ? Cette question nous renvoie à la genèse de l’humanité, pour comprendre comment le besoin d’un salut est entré dans l’univers.

Historique du besoin d’un salut de l’humanité

L’histoire de la genèse de l’humanité nous relate qu’au commencement, l’homme Adam était en communion permanente et parfaite avec YHWH. Autant dire que rien ne pouvait le menacer, il ne courait aucun danger. Pour le fragiliser, il fallait le sortir de la présence de son divin Père. C’est l’exploit que réussit Satan, en proposant à Adam de manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

Or, Elohîms avait averti Adam de la conséquence d’un tel acte : la mort. Il va donc sans dire que ce qui se passa ce jour-là, est ce que YHWH appelle la mort :

  • Leur intellect s’ouvrit pour leur donner de savoir séparer le bien du mal, la forme mentale;
  • Les yeux physiques de tous deux s’ouvrirent pour découvrir l’existence de la forme;
  • Ils découvrirent qu’ils avaient un corps physique, une forme qui était nue;
  • Ils éprouvèrent pour la première fois une émotion suite à la honte, la forme émotionnelle.

Autant dire qu’il se passa ce jour-là ce par quoi le péché est entré dans l’univers : l’activation de l’intellect humain par lequel l’homme est devenu conscient de sa pensée, de ses émotions, de son corps physique et de la nature, toutes choses que nous regroupons sous le label de forme. Étant sorti de la présence de YHWH, Adam se retrouva devant une réalité manifestée par son mental : la forme, la création. J’entends par forme tout ce qui n’est pas réel, parce que la chose est éphémère, temporelle, périssable, mortelle. La forme naît et décède, apparaît et disparaît, se manifeste et s’évapore à jamais.

Les conséquences de la perte du salut par Adam et ses descendants

Loin de son Créateur et divin Père, Adam se sentit si fragile et il prit peur. Depuis lors, Adam et ses descendants sont tous des apeurés. Ils voient en tout une menace à leur existence dans la forme. Ils sentent instinctivement qu’ils ont perdu une partie vitale d’eux-mêmes, sans trop bien savoir quoi. Ils se sont perdus dans le monde, à l’instar de l’enfant prodige de la parabole. C’est alors que leur père adoptif, Satan à qui ils ont adhéré, est entré en scène pour leur proposer des solutions à la peur selon lui.

En effet, Satan insuffla l’ego à Adam pour lui communiquer son intelligence enténébrée. Par celle-ci, il inspira à Adam de chercher la sécurité et la provision dans l’identification à la forme. Depuis lors, Adam et ses descendants sont hantés par la peur du manque, et obsédés par le désir d’avoir toujours plus de forme. Chacun d’eux se valorise par rapport à ses pensées, ses émotions, ses connaissances, ses capacités, ses avoirs, ses activités, ses relations, son corps physique, etc. Tout est bon, qui leur fait croire qu’ils sont importants, en sécurité et nantis.

La marque des fils de Satan, et la moitié perdue en Elohîms

La marque des fils de la Bête qu’est Satan, est donc dans l’identification à la forme. C’est cela le péché. Tous les humains contemporains s’identifient à la forme. Ils se glorifient de leurs diplômes, de leurs émotions, de leurs connaissances, de leur religion, de leurs activités, de leurs relations, de leurs avoirs, de leur corps physique, toutes choses qui les empêchent de retrouver le chemin étroit qui mène au salut, l’identification à Christ Yeshoua, pour abondamment pénétrer la Vie, YHWH-Adonaï.

En fait donc, la moitié qu’Adam et ses descendants recherchent sans le savoir, c’est YHWH en Christ. Adam ignore qu’il ne peut retrouver l’Amour, le Royaume des cieux, la Vie, la Joie, la Paix, etc. que dans son salut de la présence de Satan dans le monde. Il doit renoncer à lui-même, mourir à tout ce à quoi il s’identifie dans le monde, mourir à ce qu’il croit être : une forme physique conduite par son intellect, son humanité, son mental, car celui-ci est empoisonné par l’ego depuis le jardin d’Éden.

Pour donner à Adam et ses descendants l’illusion d’un salut qu’ils recherchent à tâtons, Satan leur a inspiré la morale et la religion, qui consiste pour l’essentiel à réciter les versets des livres saints, tout en recherchant leur complétude dans l’identification à la forme. Fort de cette séduction, les chrétiens ont le toupet d’affirmer qu’ils sont sauvés de manière irréversible, aidés en cela par des prédicateurs à la solde de Satan, qui les vampirisent de leur énergie à la gloire de leur maître.

Le salut est pour ceux qui sont comme des petits enfants

De la compréhension de cette tragédie de l’humanité, il se dégage qu’il y a un âge où le péché n’a pas encore été activé chez le petit enfant. C’est l’âge de l’innocence et de l’amour, une phase de son existence dans laquelle le petit enfant ne s’identifie encore à rien dans la forme. Il ne sait se réclamer ni d’aucun mérite, ni d’aucune propriété. Il ne s’inquiète en rien de son lendemain. Il ne juge pas, ne condamne pas, ne se compare pas. D’une personne qui est rentrée dans un tel état de conscience, on peut dire qu’elle a la foi en la Vie, Elohîms, en Christ Yeshoua.

Certes, dirait Nicodème, comment les adultes endurcis dans l’ego que nous sommes, peuvent redevenir comme de petits enfants ? Christ, ses apôtres et nos prédécesseurs dans la marche dans l’adhérence à Elohîms nous ont démontrés que c’est possible. En matière d’identification à la forme, nous devons devenir comme de petits enfants, vendre tout ce de quoi nous tirons notre identité, mourir au monde, afin que le monde meure pour nous.

Matthieu 18:2-4 « Jésus, ayant appelé un petit enfant, le plaça au milieu d’eux, et dit: Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. C’est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux. »

Ceux qui sont sauvés ont le pouvoir de vaincre le monde, l’ego

Dans le verset biblique qui précède, l’humilité parle de cesser de se confier à notre sagesse, notre intellect, nos pensées, nos émotions, nos capacités, nos compétences, nos exploits, notre grandeurs, nos avoirs, nos relations, bref à la forme, pour nous forger une identité, car en cela, nous devenons conjoints de la forme, appelés à passer notre éternité là où est notre cœur. C’est en cela que consiste le seul péché qui conduit à la séparation éternelle d’avec YHWH, l’enfer. C’est cela l’iniquité.

À ceux des hommes qui consentent de mourir au monde, pour s’identifier à YHWH seul, en Christ Yeshoua, il a donné le pouvoir de devenir ses enfants, les seules personnes capables de résister à l’oppression de Satan, qui est agissant par l’ego. Ce sont des personnes qui se savent pèlerins dans le monde. Elles ne s’attachent à rien, et elles n’ont plus rien à défendre dans le monde. Elles ont la capacité de ne pas céder à la provocation, car elles ont crucifié leur personnalité, elles ont vaincu le monde. Elles sont mortes au monde.

Trêve d’imposture chrétienne

Et voici qu’une étrange race d’humain écume les réseaux sociaux, les temples religieux et le monde, livre saint à la main et amour du monde plein le cœur, pour déclarer à cor et à cri qu’ils sont sauvés de l’amour du monde, d’un salut que rien ne peut menacer, en dépit des exhortations à la persévérance jusqu’à la fin, que Christ adresse à ses élus. Ces imposteurs ont réussi l’exploit de jeter l’opprobre sur Elohîms dans la mesure où ils ne se distinguent en rien de ceux qu’ils appellent les perdus.

Seigneur viens !

Guy Olinga

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Posted by on 9 janvier 2018. Filed under Vie Enseignements. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can skip to the end and leave a response. Pinging is currently not allowed.