Franchement parlant, quel genre de chrétien êtes-vous ?

Eglise-en-priereDans l’imaginaire populaire, il existe une « religion chrétienne. » Mais qui peut réellement aujourd’hui prétendre définir la chrétienté, à la lumière de la réalité vécue au contact de ceux qui s’en réclament ? Plusieurs groupes religieux en effet se discutent le mot « chrétiens » pour désigner leurs adeptes. Pourtant ils sont bien loin d’avoir les mêmes divinités, le même fondement pour leur pratiques et croyances, les mêmes pratiques cultuelles, l’amour les uns pour les autres et la même profession d’adhérence (foi, croyance). La seule chose que ces groupes semblent avoir en commun, c’est qu’ils considèrent tout ou partie de la Bible comme un livre sacré, sans pour autant lui donner la même autorité dans leurs systèmes. Certains en effet ont choisi de lui adjoindre d’autres livres qu’ils affirment être aussi d’inspiration divine. D’autres choisissent de mettre entre parenthèses certaines vérités bibliques qu’ils aimeraient d’ailleurs voir supprimées dans une version « mise à jour » de la Bible qui selon eux, sera plus en phase avec les réalités de notre époque.

Il existe plusieurs chrétientés

Parmi les groupes religieux reconnaissant une certaine autorité à la Bible, on peut citer les judaïques, les judaïsants, les catholiques, les orthodoxes, les anglicans, les mormons et les protestants. Ces derniers se sont ensuite séparés pour produire les églises mennonites, presbytériennes, réformées, luthériennes et évangéliques. Il faut noter que les judaïques ne reconnaissent pas l’autorité du Nouveau Testament de la Bible. Yeshoua Ha Mashiah (Jésus-Christ) n’est donc pas leur messie qui est toujours attendu par eux. Selon les groupes qui ont des livres doctrinaux annexes à la Bible, la Bible serait un recueil incomplet, altéré ou pas très compréhensibles d’évangiles qu’ils prennent soin de modifier, corriger ou compléter pour restaurer la vérité selon eux.

Les églises réformées, qui ont la particularité d’être indépendantes les unes des autres, comptent parmi leurs produits plusieurs obédiences avec des noms à forte connotation locale ou régionale. Les églises évangéliques, quant à elles, ont produit les églises baptistes, adventistes du septième jour, méthodistes, pentecôtistes, apostoliques, néo-apostoliques, darbystes, … et les témoins de Jéhovah qui sont une excroissance séparée des adventistes. Chez les pentecôtistes, chaque fondateur de ministère est autonome. Le nombre croissant de ses adeptes peut le conduire à établir plusieurs chapelles qu’il supervise, s’élevant ainsi au rang d’évêque. Il peut librement donner un nom à son ministère et aussi, se permettre d’interpréter les Écritures Saintes sans censure aucune, sous le seul prisme de sa révélation personnelle. Ce qui contribue à créer des divisions, des conflits et des rejets entre eux pour cause de différences dans les enseignements dispensés et dans les pratiques cultuelles.

Autant à la diversité des obédiences et des dénominations religieuses qu’aux différentes pratiques cultuelles donc, force est de constater qu’il n’existe pas une religion mais des religions chrétiennes. Pour tout couronner, les groupes chrétiens ont des compréhensions très différentes de la notion de Divinité, d’accès au Salut, de la volonté de Dieu, le Dieu de la Bible. Force est donc de constater que tous disent Dieu, fusse-t-il avec un « D » majuscule que la langue parlée ne distingue pas, mais tous ne font pas référence à la même divinité.

Pourtant, l’observateur des religions se serait attendu à ce que la chrétienté rassemble tous ceux qui se réclament de Yeshoua Ha Mashiah (Jésus-Christ) et croient en Lui, en ceci qu’ils mettent Ses enseignements en pratique avec pour effet qu’ils sont unis dans l’adhérence (foi, croyance) et Lui sont semblables dans leur vie quotidienne au point de vue caractère. On est en droit de s’attendre à voir les chrétiens avoir la même adhérence (foi, croyance) en le Mashiah (Christ, Messie) et la même lecture de la Bible qu’ils disent tous considérer comme leur livre saint de référence. Et pourtant les faits observables nous donnent une toute autre image de la chrétienté.

La réalité est que chaque obédience chrétienne estime qu’elle est la seule dont la doctrine et les pratiques cultuelles conduisent à Dieu. Le slogan « Pas de Salut hors de l’Église… » est utilisé par une dénomination religieuse chrétienne dans cet esprit. « Pas de salut sans l’observation du Sabbat », leur rétorquent les autres. « Non, pas de salut sans la foi en le prophète Machin », disent les autres. Certains autres chrétiens estiment que seule leur religion est vivante et que toutes les autres sont mortes. Il y a même des chrétiens qui revendiquent l’orthodoxie de l’adhérence (foi, croyance) pour eux.

Les chrétiens œcuménistes quant à eux, préfèrent collaborer avec des religieux d’obédiences non chrétiennes, plutôt qu’avec ceux qu’ils qualifient avec condescendance de « chrétiens hérétiques ». Le comble du délire pour moi c’est d’entendre quelques-uns de leurs membres se dire « chrétiens non pratiquants !» Plus grave encore, ces chapelles chrétiennes, même quand elles se réclament du même courant religieux, n’ont pas la même lecture de la Bible.

Pourtant tous ces groupes se veulent chrétiens, tout en se méprisant les uns les autres, quand ils ne se livrent pas des combats feutrés. La guerre des religions est autant vive en milieu chrétien qu’entre toutes les religions du monde. Tout ceci fait que personne ne semble plus capable de donner un contenu clair et évident au mot « chrétien ». La pluralité des dénominations religieuses chrétiennes nous conduit à l’évidence de ce qu’il y a forcément de l’ivraie aussi dans ces milieux. Pour aider le lecteur qui se cherche dans cette cacophonie chrétienne, je vous proposer une autre différenciation des religions (confessions) chrétiennes. Les critères de distinction ou de classification des groupements chrétiens sont les suivants :

1. Comment se manifeste l’évidence du salut éternel ?
2. Existe-t-il un livre de doctrines complémentaire à la Bible ?
3. Faut-il reconnaître (vénérer) une autre personne que Dieu pour son salut ?

Les Groupes de Chrétiens

Sur la base de ces trois (3) critères, je distingue les Groupes de Chrétiens suivants :

I – LES CHRÉTIENS DE L’ADHÉRENCE (FOI) SIMPLE

Je les appelle simplement les chrétiens de l’adhérence.
1. Pour eux, le salut est acquis simplement par ceci que vous acceptez que Élohim YHWH-Adonaï (leur Dieu unique) par son Souffle sacré (Rouah Ha Kodesh) vous transforme à la stature parfaite de Yeshoua Ha Mashiah (Son Fils premier né dans Son Royaume) qui est l’accomplissement final de la LOI faite chair, entendue comme la manifestation dans le monde d’Élohim à qui doivent ressembler tous Ses enfants. Ceci passe par leur mort au monde pour en sortir.
2. Ils n’ont pas d’autres livres doctrinaux que la Bible qui pour eux est la Parole écrite d’Élohim qui ne souffre d’aucune imperfection, ni d’aucune erreur, même s’ils regrettent que le canon qui l’a composée ait ignoré d’autres livres révélés comme celui d’Hénoch.
3. Ils ne vénèrent aucun être humain mort ou vivant autre que Yeshoua Ha Mashiah qui est leur frère aîné parce qu’il est le premier qui a pu être transformé à la stature parfaite de la LOI, devenant ainsi la LOI sans la conformité à laquelle nul ne peut accéder au Père céleste, créateur de l’univers visible et invisible.

II – LES CHRÉTIENS DE L’ADHÉRENCE ET DE LA LOI ÉCRITE

Je les appelle simplement les chrétiens judaïsants.
1. Ils croient que l’on accède au salut de la même manière que le croient les chrétiens de l’adhérence. Mais les chrétiens judaïsants se démarquent des chrétiens de l’adhérence par leur compréhension de la LOI. Selon eux, même si Yeshoua est la LOI accomplie faite chair dans la nature de qui l’on accède à la perfection selon Élohim, vous avez encore l’obligation de faire des efforts pour mettre en pratique au moins quelques commandements de la Torah (sur 613 commandements) de manière irréprochable, le minimum étant l’observation du Sabbat.
2. Idem que chez les chrétiens de l’adhérence à ceci près que la Torah écrite est scrutée dans les moindres détails pour la mettre en pratique de manière irréprochable en guise d’évidence de l’adhérence à Yeshoua Ha Mashiah.
3. Idem que chez les chrétiens de l’adhérence

III – LES CHRÉTIENS ÉVANGÉLIQUES SIMPLES

Je les appelle simplement les chrétiens évangéliques.
1. Pour eux, le salut est acquis simplement par ceci que vous acceptiez que Dieu le Père (dans la Trinité) a livré Son Fils Unique Jésus-Christ (Dieu le Fils) à la mort sur la croix de Golgotha pour qu’il y verse son précieux Sang afin que quiconque croit en ce fait historique avéré soit sauvé. Celui-là est né d’en-haut et sûr de son salut. Le salut du chrétien évangélique étant ainsi acquis par la grâce au moyen de la foi, les pratiques cultuelles consécutives vont faire la différence des dénominations.
2. Les chrétiens évangéliques n’ont pas de livre doctrinal qui fait officiellement concurrence à la Bible. Mais leurs dirigeants sont tellement productifs en la matière que plusieurs de leurs livres ont une autorité non avouée dans leurs milieux selon les regroupements.
3. Idem que chez les chrétiens de l’adhérence

IV – LES CHRÉTIENS ÉVANGÉLIQUES PROPHÉTIQUES

Je les appelle donc les chrétiens évangéliques prophétiques.
1. Idem que les chrétiens évangéliques
2. Ils ont un livre doctrinal annexe qui a été inspiré par Dieu à leur prophète fondateur de leur dénomination.
3. Dieu parlant aux hommes de chaque génération par la médiation d’un prophète unique, celui qui ne vénère (croit, adore) pas leur prophète ne peut pas être sauvé. (Branham, Kacou, Smith, Roussel, etc.)

V – LES CHRÉTIENS CATHOLIQUES DIVERS

Je les appelle simplement les catholiques (romains, anglicans, orthodoxes, etc.).
1. Idem que les chrétiens évangéliques à ceci près que Marie y est pratiquement élevée en divinité (Vierge éternelle, Reine du Ciel, Mère de Dieu) que l’on peut invoquer pour entrer dans les faveurs de Dieu le Père en passant par Dieu le Fils.
2. Ils ont un livre doctrinal annexe qui a plus d’autorité que la Bible, la reléguant de facto au second rang de leurs livres saints par la pratique cultuelle, mais sans se l’avouer.
3. Ils ont un patriarche mondial vivant et contemporain qui est le vicaire du Christ, investi de toute l’autorité que Jésus-Christ a conférée à l’apôtre Pierre quand il lui remettait les clés du Royaume de Dieu. Gare donc à celui qui ne suit pas celui qui détient les clés du Royaume de Dieu. Les portes du Royaume de Dieu lui seront fermées.

Ayons l’honnêteté de nous positionner clairement

Loin d’avoir la prétention de l’exhaustivité, encore de la perfection, cette différenciation devrait pouvoir contribuer non seulement à ce que les chrétiens, en toute honnêteté, se positionnent clairement, mais aussi, pour que le prosélyte sache discerner dans quel groupe de chrétiens il est en train de s’engager.
J’ai par ailleurs constaté que quand cette clarification n’est pas faite, des âmes errantes se retrouvent ballotées dans différents regroupements de chrétiens pour en sortir offensées, blessées, murmurant, parce que le message et les pratiques de ces groupes ne confirment pas leur croyance. Elles appellent alors hypocritement frères et sœurs ceux qui ne le sont pas réellement tout en les combattant par tous les moyens à leur disposition qu’elles habillent d’une apparence de douceur qu’elle veulent faire passer pour de la spiritualité.

Et pourtant l’heure des compromis de façade est révolue. Que chacun prenne position et assume. Vous n’êtes pas obligés de faire chemin avec tout le monde, toutes sortes de chrétiens, surtout si cette marche commune vous détruit plus qu’elle ne vous édifie.

Alors cher lecteur, franchement parlant, quel genre de chrétien êtes-vous ?

Guy François Olinga

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Posted by on 5 juillet 2014. Filed under Divinité, Eps Contenu, Vie Enseignements. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can skip to the end and leave a response. Pinging is currently not allowed.