La conscience du temps et la conscience de l’espace

La conscience et le subconscient, entendus comme deux fonctions ou parties de l’esprit humain, sont des concepts fondamentaux dans la spiritualité. L’un et l’autre veulent gouverner l’humain.

Pendant que la conscience de l’humain se marie, devient UN, fusionne avec les esprits assis dans les lieux célestes, pour transformer l’univers de la forme à la gloire de son époux, le subconscient s’oppose à une telle fusion avec l’esprit céleste, pour prendre lui, le contrôle de l’homme, en vue de lui inspirer la pensée d’être un Dieu, en dehors de toute fusion avec les esprits célestes.

Le subconscient est le cœur de notre malheur

la puissance du subconscient

Pour ce faire, le subconscient inonde le mental humain d’un flot incessant de pensées, qui est nourri par ses souvenirs et son corps de souffrance, ce que les autres ont dit de lui, sa mémoire, son histoire donc. Cette personne qui est esclave de son subconscient, va alors fonctionner en conformité avec ce qui lui a été enseigné par les démons, ses parents, la religion, l’éducation, la morale, la loi écrite, les traditions, ses lecture, ses compagnies et expériences personnelles, bref son histoire. On dit alors qu’elle vit dans le passé.

L’homme qui est ainsi conduit par son subconscient, ou son histoire, est celui que nous appelons dans notre jargon, l’homme animal. C’est lui qui constitue le gros du bétail électoral, des spectateurs, de consommateurs, des fanatiques, des fidèles religieux, des adeptes des gourous, des éternels apprenants, des travailleurs, des contribuables, des manifestants, des perroquets médiatiques, etc. Il ne se fie qu’à ses organes sensoriels, ignore la puissance qu’il y a dans les mots, les pensées, et l’intuition. Il répète comme un perroquet les concepts et autres slogans qui lui ont été inculqués, et qu’il dit être ses convictions, ses certitudes donc, au point d’être prêt à donner sa vie pour eux, et leurs auteurs réels. Il appelle cela la foi. Divorcer de la servitude de l’ego lui semble être équivalent à la mort au corps physique, qu’il redoute plus que tout.

Les hommes spirituels préfèrent l’adhérence à la foi

Pour ce qui est des humains qui se confient aux esprits au cours de leur pèlerinage dans l’univers de la forme, les uns se marient au Souffle sacré, le Souffle du Créateur, pendant que les autres se marient au souffle du mal, que nous appelons encore l’ego. Pour eux, le temps, entendu comme le passé et le futur, n’existe pas. Ce qui compte, c’est vivre le moment présent, l’instant actuel de leur pénétration effective et réelle par le souffle de leur alliance. Leur désir le plus grand est de recevoir en temps réel, des instructions de leur conjoint esprit céleste, qui ont force de loi pour eux. La volonté de leur conjoint esprit céleste, est un ordre pour eux. Certains hommes spirituels travaillent à copter des hommes animaux dans leur sphère de conscience, pendant que d’autres préfèrent les conserver esclaves, à leur service donc.

Les hommes spirituels ont un jargon totalement différent de celui des hommes animaux, selon leur esprit d’identification, quoique se servant du même lexique, en apparence. Un langage enténébré, conçu à dessein par certains hommes spirituels par la technique de la « corruption sémantique », a été imposé aux hommes animaux, qui s’en contentent bien avec fierté et jalousie. En général et avec une certaine condescendance empreinte de mépris, les hommes animaux prennent les hommes spirituels pour des magiciens, des sorciers, des mystiques, des initiés, des illuminés, des dangers pour leur vie routinière, parce qu’ils sont incapables de se départir de la logique humaine.

Les hommes animaux, quant à eux, quand ils sont chrétiens contemporains par exemple, ont appris à s’approprier les déclarations de Paul, et les autres versets bibliques, alors qu’ils n’ont pas la stature spirituelle de leurs auteurs. Un véritable fonds de commerce pour ceux qui abusent de leur envoûtement. C’est cela la foi qui est professée dans les milieux religieux organisés en dénominations, la répétition béate de ce en dehors de quoi leurs adeptes sont. Et toute l’assemblée crie amen! Par contre, l’adhérence donne à l’homme spirituel, de faire sa propre expérience avec le souffle de son adhérence. C’est pour cela qu’il ne se contente pas d’être le perroquet de quelque autre gourou, illuminé ou prophète que ce soit. Il veut être le témoin de la chose, et non le colporteur de la nouvelle.

La conscience du temps et la conscience de l’espace

En fait, la différence fondamentale entre les hommes animaux et les hommes spirituels, tient à leur gestion du flot de pensées obsessionnelles et des raisonnements incessants, que tente de leur imposer le subconscient. Nous parlons aussi de bruit mental, pour désigner cette activité quasi maléfique du subconscient. Elle consiste pour l’essentiel, à tout faire pour soumettre l’humain au service de l’ego, afin de créer de la personnalité en lui. Aussi l’homme animal n’existe-t-il que pour satisfaire les besoins de sa personnalité, qu’Abraham Maslow a eu le talent d’identifier.

Nous disons aussi en d’autres termes, que les hommes animaux ont la conscience du temps, tandis que les hommes spirituels ont la conscience de l’espace.

La conscience du temps parle de l’identification au subconscient qui est, en association avec le corps de souffrance, le cœur spirituel de l’homme, la mémoire de son histoire. Et comme la mémoire parle du passé, l’homme animal vit dans le temps, dans le passé, tout en le saupoudrant de fantasmes d’un futur meilleur que le passé. L’homme animal a horreur du moment présent, il ne le connaît même pas. Pour lui, le silence mental, le fait de cesser de raisonner, d’anticiper, de calculer, de garantir, de contrôler, d’étiqueter, d’accumuler, de manipuler, de simuler, de convoiter, etc. est synonyme de mort. Il ne veut pas du tout quitter le monde, mourir.

Or toutes ces choses disparaissent automatiquement pour celui qui ne vit qu’un instant à la fois, ici et maintenant, la seconde actuelle, le moment présent donc. Pour se faire, il a besoin de mettre une distance, un espace entre sa conscience et son subconscient, en vue d’observer son subconscient dans son agitation, son activisme mental, ses tentatives de prendre contrôle de lui. Il sait que le subconscient fonctionne comme un objet quantique, en ceci qu’il n’aime pas se sentir observé. Il boude quand il se sait sous observation. Comme un gamin capricieux, il arrête d’agir quand on l’observe, en attendant le prochain moment où il pourra discrètement reprendre de son activité, sans se faire remarquer.

Nous n’avons pas dit que ce message est biblique

La conscience de l’espace parle simplement de la distance que l’homme spirituel parvient à créer, entre sa conscience et son subconscient. L’homme animal ne peut pas comprendre le contenu d’un papier comme celui-ci, parce que le bruit mental l’en empêche. Si nous lui disions que tel est le message que Jésus-Christ, ou Yeshoua comme vous voulez, est venu communiquer à l’humanité, et que c’est lui qui est contenu dans la Bible, il nous crucifierait. C’est pour cela que nous ne le disons pas. Ce faisant, certains hommes spirituels, quand ils nous liront, ils nous feront le reproche de mettre ainsi leurs armes ultimes de pouvoir sur la place publique, pendant que d’autres vont rendre grâce au Père de Lumière, pour ce que la Lumière commence enfin à pénétrer le peuple qui était assis dans la vallée de la mort, dans les ténèbres, sans berger et sans espérance.

Comment être délivré de la conscience du temps ?

Seule la lumière peut venir à bout des ténèbres. La lumière, c’est la conscience connectée au Souffle sacré. Les ténèbres, c’est le subconscient connecté au souffle du mal, que j’appelle l’ego. L’ego a triomphé de nous, en nous imposant un flot incessant et incontrôlable de pensées, qui sont tirées de notre histoire, donc de notre subconscient. Mais avec le renfort du Souffle sacré qui éveille notre conscience, nous recevons le pouvoir de faire taire le subconscient. Comment ? Tout simplement en l’ignorant, parce que nous tournons nos pensées, notre regard vers Yeshoua.

Les démons ou l’ego, comme vous voulez, nous prennent pour leurs objets de jeu, leurs jouets donc. Quand nous leur accordons de l’attention, ils considèrent que nous sommes disponibles pour jouer avec eux. Malheureusement dans un tel jeu, seuls eux connaissent les règles du jeu. Aussi le subconscient, siège de l’activité des démons, n’est-il actif que quand nous tournons notre regard vers le temporel, la vanité de ce monde, donc quand nous confondons sa créature, qu’est notre personnalité, avec ce que nous sommes en réalité, l’esprit.

À force d’ignorer le subconscient, et donc aussi ses démons, lui aussi apprend à nous ignorer progressivement, au point de finir par se taire définitivement, si nous persévérons à nous tourner vers Yeshoua dans la prière et la méditation des Écritures, ce que j’appelle la présence consciente du Souffle sacré. C’est en cela que tient le véritable combat spirituel. Qui le perd est perdu, et qui le gagne est sauvé de l’emprise de l’ego. Ce n’est donc que par la persévérance de tout temps et en tout lieu, dans la présence consciente du Souffle sacré, que nous avons la victoire sur le subconscient, sur l’ego donc.

Quand on pénètre cette dimension des Écritures, on finit par comprendre pourquoi Apocalypse 12:9 peut affirmer que nous sommes tous, mais alors tous envoûtés par le subconscient, l’ego. C’est alors que le pardon et la compassion montent dans notre cœur à la vue du blabla religieux ambiant. Les humains ont définitivement peur de la lumière, ils préfèrent les ténèbres, l’ego.

Guy Olinga


Quelques références bibliques pour les puristes

Esaïe 9:1 « Le peuple qui vivait, sous la captivité de l’impie, agissant par l’ego dans leur subconscient, dans les ténèbres donc, verra briller une grande lumière, le Souffle sacré pénétrant leur esprit ».

Jean 8:12 « Jésus parla de nouveau en public : « Je suis la lumière du monde, venue pour éveiller et éclairer votre conscience, dit-il. Celui qui permet que je pénètre son esprit de la Lumière, ne sera plus sous l’emprise de l’ego, parce qu’il aura la lumière de la vie. » »

2 Corinthiens 3:18 « Et nous tous qui, le visage découvert, CONTEMPLONS, comme dans un miroir, LA GLOIRE DU SEIGNEUR, nous sommes transformés en son image dans une gloire dont l’éclat ne cesse de grandir. C’est là l’œuvre du Seigneur, c’est-à-dire de l’Esprit. »

Éphésiens 5:13-14 « Mais tout ce qui est ténèbres est manifesté, quand la lumière de la conscience est projetée sur la chose, car tout ce qui ténèbres, et qui est ensuite exposé à la lumière de la conscience, se transforme en lumière. C’est pour cela qu’il est dit : Réveille-toi, toi qui dors, Relève-toi de l’envoûtement par l’ego, Et Christ t’éclairera. »

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Posted by on 1 décembre 2016. Filed under Vie Enseignements. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can skip to the end and leave a response. Pinging is currently not allowed.